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SEMAINE 36 2008 |
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Infos bric.brac@free.fr |
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![]() Sarko
: le tout à l'égo.
Quand l'orgueil gouverne.
Démêler le vrai du faux dans la flambée des prix agricoles Jacques Berthelot, économiste spécialisé dans tout ce qui touche à lagriculture dans le monde (il a, notamment, enseigné à lENSA de Toulouse), participe depuis plusieurs années à des travaux en commun avec Attac-France ; dans cet excellent article particulièrement bien documenté, il démontre que ce ne sont ni la Chine ni lInde qui sont responsables de cette flambée mais bien lUnion Européenne et les États-Unis. Il rappelle aussi, combien à juste titre, le rôle néfaste de la « mode ». Enfin, il souligne que la spéculation financière, comme toujours dans une économie livrée aux seuls marchés, participe très largement aux « émeutes de la faim ». Il a eu, en outre, lexcellente idée de faire un résumé permettant daller, avec facilité, à lessentiel de son document. http://france.attac.org/spip.php?article8567
Les revenus annuels des grands patrons français font dans la démesure, indique le magazine lExpansion. Leurs émoluments sur lensemble de lannée 2007 vont de trois siècles à plus dun millénaire de Smic brut . Ils vont de 4,4 millions deuros pour Benoit Potier (Air liquide) à 18 millions deuros pour Pierre Verluca (Vallourec). Pour la moitié des salariés français qui touchent un salaire net inférieur à 1 555 euros mensuels, ces chiffres sont difficilement concevables. Ces revenus totalisent les salaires fixes et variables, les plus values réalisées des stocks-options, les jetons de présence et les dividendes. Malgré une baisse des cours de la Bourse en 2007, Ces revenus ont connu une nette progression, sans commune mesure avec les augmentations de salaires (quand elles existent) de la majorité des Français. La vente de stocks-options a permis par exemple à Pierre Verluca daugmenter ses revenus de plus de 2 300 %. Les inégalités de revenus sont largement acceptées mais on voit mal comment le talent et linvestissement personnel, la compétence ou le niveau élevé de responsabilité pourraient justifier de tels niveaux de revenus. Les rémunérations des grands patrons français sont parmi les plus élevées en Europe. Ces revenus sont hors normes : ils vont bien au-delà de ce quun individu peut dépenser au cours dune vie pour sa satisfaction personnelle, même en accumulant les palaces, les yachts ou les grosses voitures. Ils garantissent surtout un niveau de vie hors du commun du reste de la société de génération en génération, et permettent de se lancer dans des stratégies dinvestissement (entreprises, collections artistiques, fondations, etc.). http://www.inegalites.fr/spip.php?article346
Le monde n'a jamais porté autant de richesses. La vente de produits de luxe bat tous les records, le nombre de milliardaires augmente sans cesse... Pourtant les caisses des États sont désespérément vides. Où est donc passé l'argent public ? Des Caraïbes à Jersey en passant par le Ghana, Frédéric Brunnquell a mené l'enquête sur cette "Grande évasion" et découvert le pot au rose: alors que l'ONU réclame 50 milliards pour éradiquer la pauvreté, plus de 10 000 milliards de dollars sommeillent à l'abri des regards dans les paradis fiscaux. Mais au fait, c'est quoi au juste un paradis fiscal ? Combien coûtent les niches fiscales ? Les "niches fiscales" font perdre des milliards deuros de recettes fiscales au profit, le plus souvent, des contribuables les plus aisés. LObservatoire des inégalités en fait une revue de détail, pour mieux comprendre le débat public. "Les mille premiers bénéficiaires, par ordre décroissant, des niches fiscales, sont des contribuables qui, par le truchement des investissements outre-mer, réussissent à faire baisser de plus de moitié leur impôt sur le revenu et obtiennent une réduction moyenne dimpôt de 300 000 euros" : comme lindique le député UMP Charles de Courson [1], membre de la mission dinformation sur les niches fiscales de lAssemblée, celles-ci remettent en cause le principe même déquité devant limpôt. Les 100 contribuables qui gagnent le plus obtiennent une diminution dimpôt supérieure à un million deuros (voir notre tableau ci-desssous). Les niches fiscales entraînent un manque à gagner considérable pour la collectivité. Les nombreuses exonérations, réductions et autres crédits dimpôt représenteraient en effet chaque année une perte de 73 milliards deuros de recettes fiscales, dont 39 milliards deuros sur le seul impôt sur le revenu [2]. La mission dinformation sur les niches fiscales, qui a remis son rapport le 5 juin 2008 (lire le rapport), évalue le manque à gagner total pour lEtat à 73 milliards deuros, soit 27 % de lensemble des recettes fiscales. Ces avantages fiscaux sont censés inciter à effectuer certaines dépenses (logement, économies dénergie, emplois domestiques) ou à modifier les comportements (heures supplémentaires, retour à lemploi). La non imposition de certaines prestations allège aussi limpôt des catégories moyennes de revenus. Une bonne partie des niches ont une efficacité douteuse, compte-tenu de leur coût. A elles seules, les exonérations sur lassurance vie coûtent léquivalent de la moitié du budget du ministère de la justice. Il sagit en réalité de mécanismes qui ont surtout pour fonction de réduire limpôt sans afficher de baisse générale. Ces réductions constituent le plus souvent une aubaine pour des ménages aisés qui, de toutes façons, auraient réalisé les dépenses envisagées ou ne modifient sensiblement pas leurs comportements. Comment réduire les niches ? La suppression des niches est une tâche difficile. Parce que leur impact économique nest pas nul, mais surtout parce que comme aime à le rappeler Gilles Carrez, rapporteur du budget à lAssemblée nationale, "dans chaque niche, il y a un chien qui mord." Le plafonnement des avantages limiterait les pertes de recettes fiscales. Un tel dispositif avait été proposé en 2005, mais il fut censuré par le Conseil constitutionnel car le mécanisme juridique était incompréhensible. Un récent rapport remis par le gouvernement à lAssemblée nationale propose de plafonner les dispositifs qui aujourdhui ne le sont pas, notamment les investissements outre-mer et la restauration du patrimoine et des monuments historiques. Bien que leur montant global soit faible (2 % du total des niches), ces niches rapportent beaucoup pour certains contribuables : en moyenne 14 286 euros aux 3 500 bénéficiaires du dispositif Malraux et 7 931 euros aux 29 000 bénéficiaires des dispositifs pour loutre-mer. Le projet de plafonnement de ces niches les plus contestées pourrait permettre de récupérer 168 millions deuros, au mieux. Le projet est donc maigre. Ceci est à mettre en parallèle avec le coût du bouclier fiscal, estimé à 845 millions deuros en 2008. La mission dinformation parlementaire considère que de plafonner les niches qui ne le sont pas actuellement demeure insuffisant. Elle propose dinstaurer un maximum global de réduction fixe : lavantage diminue donc en proportion du revenu quand ce dernier augmente. Un dispositif de ce type, proposé en 2006, avait été invalidé par le Conseil constitutionnel du fait de sa complexité. Le mission parlement névalue pas leffet du plafonnement global, qui dépendrait du niveau du plafond fixé. En lassociant à un véritable toilettage des niches dont leffet économique est le plus faible, plusieurs milliards deuros pourraient être gagné. Encore faudrait-il pour cela une volonté politique forte. Labsence déchéances électorales majeures dici 4 ans constitue à ce titre une véritable "fenêtre de tir". On peut imaginer de transformer les gains ainsi obtenus en prestations fixes à caractère universel. Il sagirait alors de répartir de façon plus équitable les mêmes montants. Comme la création dun chèque dun montant déterminé pour laccès à certains services par le biais dentreprises ou dassociations employeurs directs. Les dépenses réalisées au titre du quotient familial (voir encadré ci-dessous) pourraient être distribuées de façon semblable pour toutes les familles. Cela reviendrait à transformer le mécanisme actuel en allocations familiales, ce qui permettrait, par exemple, de proposer une allocation dès le premier enfant. Quelques exemples de niches fiscales Mesure Coût en
euros Bénéficiaires* Exonération dans le
domaine de lassurance-vie 3,2 milliards Les assurés qui
récupèrent le capital
économisé au bout de 8 ans ou leurs
héritiers qui ne paient pas
dimpôt sur les intérêts et
les plus-values Dépenses
déquipement dhabitat
durable 2,4 milliards Ménages qui investissent
dans leur logement pour faire des économies
dénergie peuvent déduire les
frais de leur impôt Emploi dun salarié
à domicile 2,3 milliards Les employeurs des
salariés à domicile ont droit
à une réduction
dimpôt Abattement sur les
dividendes 1,8 milliard Les revenus distribués
par les sociétés aux actionnaires ou
associés sont réduites de 40% en
montant déclaré Exonérations de
lépargne salariale 1,7 milliard La moitié des
salariés qui ont une épargne
salariale proposée par leur entreprise ne
paient pas dimpôt sur ces
quasi-salaires Exonérations des plans
dépargne en action 1,3 milliard Les détenteurs de comptes
en bourse bloqués pendant 5 ans ne paient
pas dimpôt sur les dividendes et les
plus-values Dispositifs logement (Malraux,
Robien, Besson, Borloo, Pons) 865 millions Les propriétaires de
logements dans des quartiers historiques et en
outre-mer qui les louent ont droit à des
déductions pour leurs dépenses ou sur
les loyers perçus Réduction
dimpôt sur les dons 820 millions Les ménages imposables
peuvent déduire de leur impôt 66% des
dons (voire 75 %) quils ont faits à
des associations Source : Projet de loi de
finances 2008, ministère du Budget. Voies et
moyens tome II. Nous navons retenu que les
principales. Rappel : ensemble du budget 2008 du
ministère de la Justice = 6,5 milliards
deuros. Quelques avantages fiscaux à portée plus large Mesure Coût en
euros Bénéficiaires Prime pour
lemploi 4,2 milliards Les salariés qui gagnent
entre 0,3 et 1,4 fois le Smic ont droit à un
impôt négatif Exonérations des
prestations familiales et sociales 3,1 milliards Familles, allocataires des
minima sociaux, handicapés, malades de
longue durée, accidentés du
travail Abattement sur les
pensions 2,6 milliards Les retraites et pensions
alimentaires sont réduites de 10% pour le
calcul de limpôt Exonération des livrets
dépargne 1,8 milliard Sont exonérés
dimpôt les intérêts des
épargnants du livret A, livret jeune, livret
dépargne populaire, épargne
logement (CEL, PEL) Niches : ceux qui touchent le gros lot Nombre de
contribuables Gain par
contribuable Coût pour le budget de
lEtat 100 000 contribuables qui
réduisent le plus leur
impôt 15 240 € 1,5 milliard d€ 10 000 contribuables qui
réduisent le plus leur
impôt 67 000 € 670 millions d€ 1 000 contribuables qui
réduisent le plus leur
impôt 296 000 € 296 millions d€ 100 contribuables qui
réduisent le plus leur
impôt 1,1 million d€ 110 millions d€ Le quotient familial et conjugal : une niche dissimulée Malgré son coût important (37 milliards deuros en 2005), le système du quotient familial et conjugal est depuis quelques années exclu de la catégorie des "niches fiscales", car il est considéré comme le mode de calcul normal de limpôt sur le revenu. Ce mécanisme est le plus souvent oublié des réformes fiscales [3]. Pourtant, il permet aux ménages les plus aisés de bénéficier de ristournes dimpôt beaucoup plus importantes que les ménages modestes, à taille de famille équivalente. Deux raisons à cela. Dune part, le quotient est un système de parts proportionnelles à lensemble du revenu. La baisse est donc fonction du niveau du revenu considéré, alors que les charges de familles ne sont pas forcément tout à fait proportionnelles aux ressources [4]. Dautre part, près de la moitié des foyers ne sont pas imposables : lavantage fiscal ne bénéficie quà la moitié des foyers les plus aisés. Le système de quotient est défendu au nom de légalité face à limpôt entre les couples et familles de même niveau de vie. Pour obtenir légalité entre les contribuables aisés, avec ou sans conjoint et enfants, il faut procurer aux familles aisées des réductions plus importantes, car leur train de vie est supérieur, ce qui est logique. La conséquence de ce système est double. La quotient conjugal (la part de lépouse ou de la personne pacsée) réduit fortement limpôt des couples aisés dont lun des membres (le plus souvent la femme) ne travaille pas, avec une réduction dimpôt dautant plus élevée que le revenu du conjoint qui travaille est élevé. La collectivité participe ainsi au financement de linactivité des conjoints aisés. Concernant les enfants, le quotient familial assure une réduction dimpôt proportionnelle (avec un plafond) au niveau de vie de la famille. Ce faisant, la République reconnaît que lenfant de famille favorisée coûte plus cher (son logement, ses études, etc.) et participe donc en proportion à son entretien (au contraire des allocations familiales identiques pour tous). Ce qui est vrai en pratique, mais nest pas forcément juste du point de vue des principes. La France est dailleurs le seul pays riche à maintenir un système aussi inéquitable. Au nom de légalité entre les ménages aisés (dite "horizontale"), on admet des inégalités entre ménages dans leur ensemble. Coût fiscal du quotient familial en 2005 Quotient Coût en euros
Bénéficiaires Couples 23,9 milliards Les couples additionnent leurs
revenus et divisent par deux parts, ce qui favorise
les foyers aisés dont lun des deux
membres ne travaille pas ou a des faibles
revenus Demi-part par enfant 8,8 milliards Chaque enfant à charge
accroît le quotient dune demi-part,
ainsi un couple avec un enfant divise son revenu
par 2,5 pour calculer le montant
imposable Demi-parts
supplémentaires 4,3 milliards A partir du 3ème enfant,
les familles ont droit à une demi-part
supplémentaire par enfant, des cas
particuliers ouvrent aussi droit à des
demi-parts supplémentaires comme
linvalidité ou les parents
isolés Total 37 milliards http://www.inegalites.fr/spip.php?article891
Un champ de maïs biologique contient
des traces de maïs OGM. Ceci, bien que le prochain
champ de maïs OGM soit situé à plus de 35
km.
Sarkozy a annoncé la suite des mesures déconomie du train de vie de lEtat, validé les projets de loi sur la réforme pénitentiaire, loffre raisonnable demploi, le service minimum daccueil à lEducation Nationale. Une Présidence économe en trompe-loeil Nul besoin de crier au loup : les dépenses de lElysée ne représentent que 35 millions deuros par an, sur un budget de fonction de lEtat de 232 milliards deuros. Mais les petits détails de cette inflation font mal. Davantage quun symbole, ils révèlent le peu de considération que le chef de lEtat témoigne pour la mesure. En 2007, le Président à peine élu a éprouvé le besoin de faire dépenser 500 000 euros pour rénover ses salles de bains et autres salons présidentiels. On se souvient quil avait tardé à sinstaller à lElysée. En 2007, sans le dire, il sest octroyé une belle augmentation personnelle (+29%), avant celle de +140% quil a fait voter pour lannée 2008. En 2008, il va se faire aménager un "AIR FRANCE ONE", sur le modèle du Boeing présidentiel américain. Il est vrai quil quune flotte de 7 avions à sa disposition, sans compter les prêts gracieux de son ami Vincent Bolloré. Le porte-parole de lElysée, Luc Chatel, se risque au mensonge et au ridicule pour expliquer ces "petits" écarts : Sarkozy travaille 3 fois plus que Chirac (donc 8% daugmentation de son budget, ce nest si élevé), et en plus il a rapporté 50 milliards deuros de contrats. Un peu de sérieux, Mister President ! Une réforme pénitentiaire en trompe loeil Il y a quelques jours, Rachida Dati a présenté sa réforme pénitentiaire. Elle était attendue pour lautomne dernier. Près dune an après la loi antirécidive et la justice des mineurs, qui a précipité dans des prison, sans rationalité. Il y a un an, la population carcérale était de 52 000. Au 1er juin dernier, elle atteignait 64 000 individus, pour un peu moins de 51 000 places. Un taux record de surpopulation depuis 2004. On aurait pu imaginer que le gouvernement annonce un large plan de moyens en faveur des conditions pénitentiaires, à la hauteur de ses ambitions répressives. Que nenni ! Rachida Dati a suggéré ... de généraliser le bracelet électronique en lieu et place, sous conditions, de la détention provisoire. Cela concerne ... 2% des détenus. Attendiez-vous un plan de construction de prisons ? Une baisse du chômage en trompe loeil Le candidat Sarkozy avait promis la baisse du chômage. Lélecteur crédule avait compris que la Sarkofrance serait celle du plein emploi à temps complet. Que nenni ! Nicolas Sarkozy évacue, vague après vague, les chômeurs des statistiques officielles. Le chômeur de 2012 sera un survivant des purges statistiques et autres radiations dindemnités. Baisser le chômage ne signifie pas augmenter lemploi. Les Français commencent-ils à comprendre ? Voici cette semaine le fameux projet de "loffre raisonnable demploi." Un chômeur ne pourra refuser plus de deux offres demploi correspondant à son profil à moins de 30 kilomètres de son domicile, sous peine dêtre radié. Le communiqué officiel est habile pour présenter un chantage comme une garantie ! "Le salaire de lemploi proposé doit représenter au moins 95% du salaire antérieur après trois mois de chômage, au moins 85% après 6 mois, au moins le montant de lallocation perçue après un an" et ne pourra être inférieur au salaire minimum. Vous être trop bon, Monsieur Wauquiez ! Que ce dernier reconnaisse que la fraude aux indemnités chômage ne concerne que 2% des allocataires importe peu au gouvernement. Une diplomatie en trompe loeil Avec un peu de recul, la politique étrangère de la France depuis un an produit peu de résultats ; Sarkozy avait deux priorités : il voulait dabord sortir lEurope de ses blocages institutionnels. "Son" Traité simplifié de 273 pages (puisquil sen ait attribué la paternité) vient de sombrer après le refus irlandais de jeudi dernier. Ce traité était "le" chantier européen de Sarkozy. Pour le reste, il a passé 14 mois à défendre lUnion de la Méditerrannée, un projet qui irrite et exclut une vingtaine de membres de lUnion ; il a agacé Angela Merkel jusquà affaiblir laxe franco-allemand historique. Sarkozy voulait ensuite rallier les dictateurs de la planète au droit international : à coup de centrales nucléaires et de courbettes diplomatiques, il a tout fait. Coucher avec lennemi mais pour quel résultat ? Kadhafi a libéré, moyennant finances, les infirmières bulgares, mais il a refusé, comble de lironie, lUnion de la Méditerranée. Sarkozy a dû se joindre à Bush pour attirer la Syrie loin de lIran. Belle affaire ! Cette courbette de trop serait-t-elle payée par lenvoi de renforts français en Afghanistan ? Un Président qui na pas changé A chaque étape importante, Nicolas Sarkozy a changé... en surface. Cétait son slogan de campagne présidentielle. Le 14 janvier 2007, il annonçait aux Français : "jai changé." Ces derniers jours, il a paru conciliant : un déjeuner avec Chirac, puis linauguration de sa fondation ; quelques reportages bien choisis sur son épouse Carla Bruni, qui nous expliquait quelle apportait de la sérénité à son mari ; un sommet franco-allemand très diplomate ; une lettre aux militaires pour les rassurer. Bref, Nicolas se calme et écoute. Nicolas Sarkozy na pas changé. Nul besoin de chercher loin, les faits viennent à nous. Ami Sarkozyste, où es-tu ? http://www.betapolitique.fr/58eme-semaine-de-Sarkofrance-le-07341.html
En 2005, 1,76 million de familles sont composées denfants de moins de 25 ans et dun seul parent, leur mère le plus souvent. Depuis les années soixante, la part des familles monoparentales ne cesse de grandir du fait de la fragilité accrue des unions parentales. Seule la moitié des mères de famille monoparentale occupent un emploi à temps complet, alors quelles fournissent en général lessentiel des revenus du ménage. Les familles monoparentales vivent dans des conditions de logement plus difficiles et plus fragiles que les couples avec enfants. Elles sont moins souvent propriétaires. Signe des difficultés à vivre seul avec des enfants, 10 % de ces familles partagent leur logement avec dautres personnes, habituellement un parent. http://www.insee.fr/fr/ffc/ipweb/ip1195/ip1195.html
Car le beau nest que le premier degré du terrible voici la chaumière qui accueillit notre couple présidentiel, lors de vacances 2007 qui ont écarquillés les yeux du monde entier. Il y a un mot pour désigner ce genre de chose: cest somptueux. Quand on le lit en Américain, soit gorgeous, on est édifié, cette fois-ci sans équivoque, et même sans regret sur le sens de la chose et du mot. Inscrivez Gorgeous sous cette photo, en Baskerville Stempel corps 36, et vous naurez pas besoin dautre légende. Quand même! Ny-avait-il donc personne pour dire à notre petit Nicolas que lAmérique coloniale a produit quelques unes des plus simples, et par conséquent des plus somptueuses maisons de lhistoire de lOccident? Mais il est possible que leurs propriétaires, les Cabot qui ne parlent quaux Lodge qui ne parlent quà Dieu, aient refusé de parler à notre service des voyages présidentiels. Nous savons maintenant pourquoi Nicolas a épousé enfin la fille des Finzi-Contini, ou des Bruni-Tedeschi, (je ne sais plus, ) Cest pour faire son éducation. Roger Kleman ma transmis ce texte quil résume lui-même par: «de la prétention des riches à sapproprier la beauté sans savoir ce que cest ». http://paris.blog.lemonde.fr/2008/06/
http://www.youtube.com/watch?v=WtauB7xqT7M
Vidéosurveillance, fichage, biométrie, puces RFID, bases de données, réseaux sociaux, eCommerce : nous sommes surveillés de près ! Mais après tout, est-ce si grave ? ... Eh bien oui, c'est si grave ! La question qui se pose est plutot : comment cela se fait-il que nous acceptions si facilement d'être surveillés, de voir nos libertés - et surtout notre démocratie - reculer ? Jeudi, j'étais avec Armand Mattelart, Professeur de science de linformation et de la communication à lUniversité Paris VIII et auteur de La Globalisation de la surveillance aux éditions La Découverte. Il nous a expliqué que nous sommes surveillés : - En tant que consommateur lorsquon fait ses courses - En tant que citoyen dans lespace public (caméras, fichiers, ...) - Et bien sûr, lorsque nous utilisons notre ordinateur sur Internet (Windows, Google, Réseaux sociaux, ...) Et d'abord ... savez-vous ce qu'est une puce RFID ? Connaissez-vous le projet INES de carte d'identité biométrique ? ... Mieux vaut s'y intéresser un peu ... Au programme : - Les Techniques modernes de surveillance - La recherche de lordre et de la surveillance nest pas un fait nouveau - Politiques de contrôle aux Etats-Unis et en Europe - Pourquoi acceptons-nous de nous faire surveiller ? - Quel lien entre surveillance et société de consommation ? http://autrement.blogspirit.com/archive/2008/06/12/societe-de-la-surveillance-quand-le-liberalisme-economique-v.html
Non. Le Comegas na pas mal interprété la circulaire de la sécu autorisant les médecins à porter plainte contre leurs patients bénéficiaires de la CMU. Le 14 août dernier, la ministre de la santé, Mme Roselyne Bachelot, a été interrogée sur la radio RMC en direct de Pekin à propos de la circulaire de la sécurité sociale autorisant les médecins à porter plainte contre les patients bénéficiaires de la CMU complémentaires. Le Collectif des Médecins Généralistes pour lAccés aux Soins (Comegas) a été amené le 1er août dernier à saisir de nouveau la HALDE sur le caractère discriminatoire de cette circulaire. Linterview de la ministre peut être écoutée l: http://tinyurl.com/56v345. (à partir de la 10ème minute sur 19, durée 2 mn environ) Le communiqué de presse du 1er août, la lettre de saisie de la HALDE et la circulaire de la sécu sont disponibles à la page: http://www.leblogducomegas.blogspot.com. La ministre sattribue linitiative de cette circulaire. Elle semble s'inscrire au contraire dans le cadre des recommandations à la sécurité sociale du "Rapport Chadelat" publié le 30 novembre 2006 suite aux premières saisies de la HALDE par le CoMeGAS et le CISS. La ministre estime que cette circulaire a été mal interprétée. Au contraire. Cest la première fois quune circulaire autorise les médecins à porter plainte (le terme est précisé ainsi dans la circulaire) auprés dun organisme de sécurité sociale, contre certains de ses assurés, sélectionnés selon des critères économiques et sociaux. Pour une politique de santé publique fondée sur des faits et non sur des préjugés Le CoMeGAS réaffirme la nécessité de fonder une politique de santé publique et daccés aux soins des plus fragiles de notre société, sur des faits solides et des preuves établies, au lieu de jugements et dopinions infondés, et da priori idéologiques. Le CoMeGAS rappelle que le fait que les bénéficiaires de la CMU se comporteraient moins bien que le reste de la population ne repose strictement sur aucune preuve. La bonne éducation nest pas plus lapanage de ceux qui payent que la mauvaise celui de ceux qui ne payent pas pour des motifs économiques et sociaux. Les initiatives du gouvernement de la république et celles de la sécurité sociale, pilier de la solidarité nationale, ne peuvent se fonder sur de tels préjugés idéologiques et malsains. Le CoMeGAS rappelle que, à linverse de ce qui est écrit dans la circulaire et de ce que prétendent certains médecins, affirmer que la gratuité des soins ´déresponsabiliserait les patients, est une contre-vérité voire un mensonge. Les faits et les preuves existent en effet depuis longtemps qui démontrent la fausseté dune telle affirmation. Ces faits et preuves ne doivent plus Ítre ignorés ou niés. Le CoMeGAS rappelle que plus on descend dans léchelle sociale, plus les populations sont malades et meurent tôt. Plutôt que de dresser des obstacles fondés sur des préjugés à lencontre de patients plus malades que le reste de la population, le CoMeGAS demande une politique de santé publique réduisant réellement les nombreuses inégalités sociales de santé, plus importantes en France que dans le reste de lEurope, à lorigine de morbidité et de mortalité plus élevées au bas de lÈchelle sociale. Une circulaire discriminatoire : la pire des réponses à un vrai problème La question de laccés aux soins des plus défavorisés est un problème majeur de santé publique. Le ministère de la santé et la sécurité sociale ont raison de sen saisir, mais il est aberrant de penser résoudre ce grave problème en stigmatisant ceux qui en sont victimes. Le CoMeGAS réclame la mise en place, entre autres par la formation professionnelle conventionnelle financée par la sécurité sociale, dune formation des médecins à la problématique des inégalités sociales de santé, aux réalités des vies des populations précarisées, et aux spécificités sanitaires et relationnelles de leur prise en charge. Le CoMeGAS demande que chaque usager du
système de santé en France soit traité
de la mÍme façon quelle que soit la
façon dont il accède aux soins. Le CoMeGAS
réaffirme la dimension discriminatoire de cette
circulaire, en appelle à larbitrage de la HALDE
et demande son retrait.
Ce gouvernement de branquignols, gribouilles et Tartuffes réunis franchit décidément des sommets dans lart de faire payer les pauvres pour plus pauvres queux La liste serait bien trop longue, depuis les «franchises médicales» : les malades payant pour les malades ! pour une liste exhaustive, sans oublier force «ballons dessai» : Redevance TV pour les personnes âgées non imposable, carte famille nombreuse de la SNCF, non remboursement des lunettes pour ce que la Sécu rembourse !) autant de tentatives de nous faire davantage les poches (ce doit être cela la défense de notre pouvoir dachat !) sur lesquelles le gouvernement a dû battre en retraite dans la précipitation la plus totale : ou lart du «rétropédalage» ! http://kamizole.blog.lemonde.fr/2008/08/26/etudiants-handicapes-boursiers-le-grand-mensonge-des-deux-valerie-pecresse-letard/
L'association altermondialiste Attac France, qui a ouvert vendredi à Toulouse son "Université citoyenne", estime que les crises financière ou alimentaire rendent ses idées plus pertinentes que jamais, mais reconnaît un certain nombre de difficultés à mobiliser autour d'elle. "Les idées que nous avançons depuis maintenant dix ans, et que l'ensemble du mouvement altermondialiste défend, se trouvent aujourd'hui vérifiées, je dirais presque +malheureusement vérifiées+", a déclaré par téléphone à l'AFP Jean-Marie Harribey, l'un des deux coprésidents de l'association. "La crise sociale est partout dans le monde, la crise alimentaire frappe les pays les plus pauvres, la crise écologique n'est pas en voie de résolution parce que plus on distribue de dividendes aux actionnaires, moins il reste pour les investissements qui pourront préparer un avenir non productiviste", a-t-il déploré. Pour M. Harribey , "on a vraiment le résultat des politiques néolibérales qui ont été menées sans discontinuer depuis plusieurs décennies et donc, maintenant, plus personne ne nie la crise". http://afp.google.com/article/ALeqM5ikl5uHVidWW-CL22WZFhi8vB4Z4Q
67% des Français pessimistes pour l'avenir les Français sont très
sceptiques sur les questions de "l'augmentation du pouvoir
d'achat" (82% "pas confiance", contre 18% "confiance"), de
"la baisse des impôts" (71% contre 27%), de "la lutte
contre la pauvreté et l'exclusion" (72% contre 28%),
de "la lutte contre le chômage" (62% contre 38%) et de
"l'intégration des personnes issues de l'immigration"
(59% contre 40%).
«Si c'était à refaire, je le referais. Pas la patrouille ! Pas le même enchainement des événements !», dit le Président avec un petit rire. A Kaboul mercredi, militaires français et officiels étaient réunis pour rendre hommage aux soldats tués dans une embuscade talibane lundi. Le Président assume peut-être, mais ce petit gloussement était du plus mauvais effet, comme l'explique notamment @rrêt sur images. http://www.marianne2.fr/Sarkozy-pouffe-devant-les-cercueils-des-militaires-a-Kaboul_a90445.html
Il faut du temps pour être informé de certaines mauvaises façons patronales, comme du zèle apporté par la police à combattre la colère des salariés. Le 17 juillet, le directeur du site SECMA de Gennevilliers (92), décide le licenciement dun jeune ouvrier sous un mauvais prétexte. Le 18 juillet, les 200 salariés de lentreprise se mettent en grève. Faute de se faire entendre, les ouvriers bloquent le directeur dans son bureau. Ce cadre supérieur, qui ignore les nuances, appelle immédiatement la police. Sans attendre, une soixantaine de policiers, équipés de flash-ball et boucliers, et même accompagnés de chiens policiers, arrivent pour délivrer le directeur. Bel exercice dentraînement des forces de lordre en préparation dune rentrée sociale qui pourrait être chaude. (Daprès Rouge, 31 juillet 2008) http://quefaitlapolice.samizdat.net/?p=247
Suite au décès dun sans papier au centre de rétention administrative de Vincennes, le 21 juin, les locaux de ce lieu de non droit avaient été détruits par un incendie. Le 2 août, après des incidents violents, et usage de gaz lacrymogènes par les gendarmes mobiles, au CRA du Mesnil-Amelot (77), deux chambres de « retenus » étaient incendiées. Curieusement, un élu UMP accusait immédiatement les associations de soutien « dincitation à la violence », appelant les autorités à interdire les manifestations de solidarité à proximité des centres. En fait, il semble que, déjà, des interdits soient mis en uvre. Lanimateur dun collectif, « SOS-Soutien aux sans papiers », rappelle que, le 26 juillet, les militants de cette association, qui se proclament « apolitiques », ont été interpellés à la Porte de la Chapelle, à Paris, alors quils se rassemblaient pour se rendre au Mesnil-Amelot. A cette occasion, une quinzaine de personnes auraient été conduites au commissariat, pour vérification didentité. (Source, Le Monde, 4 août 2008) http://quefaitlapolice.samizdat.net/?p=247
La crise gagne limmobilier commercial http://prix-immo.com/actualite-du-marche-immobilier/5-immobilier-france/353-immobilier-france
La perspective de krach immobilier nest toujours pas dactualité, mais le marché est bel et bien en crise. Les ventes de logements neufs -qui constituent un baromètre de la santé du marché- ont chuté de 33,9% au deuxième trimestre par rapport à la même période de 2007 , a annoncé ce mardi le ministère de l'Ecologie. La chute va même jusquà franchir les 50% dans cinq régions : Aquitaine, Lorraine, Midi-Pyrénées, Bourgogne, Limousin. Seule la Champagne-Ardenne est épargnée en France métropolitaine. http://www.20minutes.fr/article/246954/Economie-Immobilier-c-est-la-crise.php
Les propriétaires bailleurs, les assureurs et les banques se sont élevés, jeudi 28 août, contre le projet de Nicolas Sarkozy d'augmenter de 1,1 % la taxation des revenus du capital, afin de financer le Revenu de solidarité active (RSA). Colère des acteurs de l'immobilier. Alors que plus de 2,2 millions de Français perçoivent des revenus locatifs, selon l'enquête du Sénat en 2003, l'Union nationale pour la propriété immobilière estime qu'il s'agit d'un coup porté au secteur de l'immobilier, "au moment où se profile une grave crise du logement et du marché". "Cela fera pour l'ensemble de l'année 2008 une perte de 4 % à 4,5 % sur les revenus des propriétaires bailleurs", estime Michel Mouillart, professeur d'économie à Paris X-Nanterre. Or, "60 % des titulaires de revenus fonciers ne sont pas imposables au titre de l'impôt sur le revenu", ce qui revient "à une redistribution des ménages à bas revenus vers les ménages à très bas revenus". La Fédération nationale de l'immobilier met en avant que "80 % des propriétaires bailleurs (...) ont pour patrimoine un ou deux logements, généralement acquis pour préparer leur retraite". Elle craint que ce"geste fiscal inconséquent" ne décourage "définitivement" les investisseurs. La réduction du parc locatif privé "aurait pour conséquence immédiate une tension sur les loyers, au détriment des locataires, et en particulier les plus fragiles d'entre eux, les allocataires du RSA", estime la fédération. Assurances et épargnants sceptiques. "Il faut éviter toute mesure qui porterait atteinte à l'épargne de moyen et long termes, essentielle au financement de l'économie et à l'emploi", estime André Renaudin, président de la Commission des assurances de personne à la Fédération française des sociétés d'assurance, qui représente 90 % du marché de l'assurance. Soulignant que "près de la moitié des titulaires de contrats d'assurance-vie les ont souscrits dans une volonté de préparer leur retraite", il ajoute que cette mesure apparaîtrait "particulièrement inopportune dans un contexte difficile pour le financement de la retraite des Français". La Fédération bancaire française estime que la taxe irait à l'encontre du "besoin d'investissement dans les entreprises". http://www.lemonde.fr/politique/article/2008/08/28/proprietaires-et-epargnants-denoncent
ERDF, filiale d'EDF chargée de la distribution de l'électricité, réclame une augmentation de ses tarifs de 15,1% pour rénover son réseau, affirme mercredi La Tribune. La filiale "qui gère 95% de la distribution de l'électricité produite par EDF en France" propose d'étaler cette hausse sur trois ans, selon le quotidien économique. Dans un entretien à La Tribune, Michel Francony, le président du directoire d'Electricité Réseau Distribution France (ERDF), explique que cette hausse est destinée à améliorer la qualité du réseau. ""Nous nous sommes fixé un plan de modernisation et d'amélioration de la qualité du réseau, un plan de 10 milliards d'euros entre 2006 et 2016", a précisé Michel Francony. Le quotidien note toutefois que "la Commission de régulation de l'énergie (CRE), qui publie ses orientations aujourd'hui, se montre plus modeste en proposant une augmentation de 8%". http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?news=5815717 Un bon gestionnaire prévoit le
renouvellement de son parc à chaque exercice ou le
met en charge à venir. Ces investissements ou projets
d'investissements sont inclus dans les comptes annuels. On
nous raconte des saucisses!
Le gouvernement annonce vouloir financer le Revenu de solidarité active (RSA) par un prélèvement de 1% sur les revenus financiers. Ainsi, taxer le capital était chose impossible hier et devient faisable aujourd'hui. Fort bien, mais pourquoi ce retournement inattendu ? Parce que l'ampleur des dégâts provoqués par les politiques néolibérales est devenue telle que Monsieur Sarkozy fait mine de colmater la brèche immense ouverte par la montée de la pauvreté et de la précarité qui résulte de l'enrichissement des détenteurs de patrimoine. Mais la balance n'est pas égale. Une taxe de 1% sur le capital aurait un sens si les montants et les politiques permettaient de renverser les tendances actuelles. Or la mise en uvre du RSA n'ambitionne que le maintien de revenus très bas, tout en encourageant la généralisation d'emplois très faiblement payés et à temps très partiel. Car, dans le même temps, le gouvernement s'acharne à poursuivre des « réformes structurelles » : détricotage du droit du travail, élimination de la notion de durée du travail, mise en place des contrats de mission pour faire reculer les CDI, invention de la notion d'« offre valable d'emploi », etc. Une telle taxe aurait un sens si elle ne venait pas après le « paquet fiscal » de l'an dernier qui a octroyé aux riches plus de trois fois plus que le milliard et demi d'euros que Monsieur Sarkozy envisage de leur reprendre. L'association Attac dénonce une politique visant à démanteler un à un tous les droits sociaux parce que le capitalisme financier juge ceux-ci incompatibles avec sa soif d'accumulation. La crise de ce système est patente et atteint toutes les sphères de la société, ici et dans le monde entier. Crises financière, sociale, alimentaire et écologique se conjuguent pour menacer tous les équilibres mondiaux. Il est trop tard. Une simple taxe ne suffit plus pour endiguer cette déferlante. C'est pourquoi Attac France et vingt
autres Attac d'Europe lanceront dès la rentrée
une campagne pour proposer des mesures cohérentes qui
remettront en cause la circulation des capitaux à
l'origine de la financiarisation de l'économie,
laquelle se solde aujourd'hui par la misère pour les
uns et l'enrichissement insolent pour les autres, avec en
toile de fond spéculation et récession.
Acrimed ne sétait jusqualors pas donné les moyens dintervenir sur laffaire Clearstream. Nous avons eu tort. Denis Robert subit depuis huit ans le harcèlement judiciaire de cette « banque des banques » luxembourgeoise sur laquelle il a mené une longue enquête, qui a donné lieu à la publication de trois livres [1] et à la réalisation de deux films [2]. La parution dans un numéro récent du Monde dune interview du patron du groupe est loccasion pour nous dévoquer enfin cette affaire, sur laquelle nous reviendrons. Car si sur le fond, Acrimed, qui na pas réalisé de contre-enquête, préfère ne pas se prononcer, il y a beaucoup à dire de la manière dont cette affaire a été traitée, par les médias dominants en général et Le Monde en particulier. Quand Le Monde sert la soupe à Clearstream |
Trouve Tout Infos Trouve Tout Attac
Europe 1 20 minutes
AC le feu
"La liberté de la presse ne s'use que si l'on ne s'en sert pas, mais elle s'use plus vite encore si l'on censure", écrit le Canard, en introduction de son dossier consacré aux "nouveaux censeurs". http://www.betapolitique.fr/wiki/
Créé en 1984, le Centre de documentation et de recherche sur la paix et les conflits est un centre dexpertise français indépendant qui effectue des recherches et diffuse de linformation sur les questions de défense et de sécurité. http://www.obsarm.org/
Le site du Groupe de recherche pour une stratégie économique alternative (GRESEA) http://www.gresea.be/indexbis.html
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Politique Agricole Commune (PAC) Alimentation standardisée, disparition de millions dagriculteurs, répartition inégale des subventions et des revenus entre productions et régions, eaux et terres polluées, concurrence déloyale vis-à-vis des pays du Sud où la faim continue à progresser,....le constat est sévère. Partout dans le monde, la libéralisation des échanges agricoles, la recherche des coûts de production les plus bas et labsence de bonne régulation des marchés, dominés par une poignée de firmes agroalimentaires et de distribution, ont entraîné lensemble de ces dégâts. Les réformes successives de la PAC participent à ce mouvement. A lheure du « bilan de santé » de la Politique Agricole Commune (PAC), il est essentiel que les citoyens pèsent dans le débat pour définir lagriculture et lalimentation de demain. En 2008, un « bilan de santé « de la PAC est engagé afin d'évaluer les politiques en place et anticiper les évolutions pour la prochaine réforme de 2013. Dans ce contexte et dans le cadre de la présidence française de l'Union europénne au deuxième semestre 2008, nous demandons un débat de fond sur les objectifs de la PAC. La PAC doit poursuivre en priorité un objectif de souveraineté alimentaire. Cela signifie que l'agriculture doit donc avant tout assurer l'indépendance alimentaire de l'UE et que la PAC doit se concentrer sur l'approvisionnement de son marché intérieur. Cela va également dans le sens de la reconnaissance du droit des autres pays de se nourrir par eux-mêmes et de l'abandon d'une politique agressive d'exportation ainsi que de dumping. Ce principe de souveraineté alimentaire doit être mis au service d'une agriculture durable et solidaire c'est-à-dire une agriculture diversifiée et de qualité, satisfaisant prioritairement les besoins des marchés locaux, créatrice d'emploi, répartie sur tout le territoire, respectueuse de l'environnement, ainsi qu'à forte valeur culturelle. http://www.soignonslapac.org/
Un Conseil informel des ministres de lAgriculture aura lieu à Annecy les 22 et 23 septembre prochain pour discuter de la Politique Agricole Commune daprès 2013. Nous appelons à un rassemblement de toutes les associations et de tous les citoyens concernés les samedi 20 et dimanche 21 septembre. Défendre les agricultures paysannes Combattre la crise alimentaire Préserver lenvironnement Les désordres alimentaires mondiaux sont le résultat des politiques libérales imposées par lOMC (Organisation Mondiale du Commerce) et le FMI (Fond Monétaire International), avec la collaboration des décideurs européens. Il nous faut imposer une autre PAC et sortir la politique agricole du contrôle de lOMC pour stopper la dérégulation des marchés et lélimination des paysans. La seule manière dobtenir la sécurité alimentaire des populations est de favoriser une agriculture paysanne et vivrière. Associée à une volonté politique de relocaliser les productions et de donner la priorité au commerce local et régional, cette agriculture paysanne contribuera à limiter le réchauffement de la planète, à protéger la fertilité des sols et la biodiversité et à mettre en uvre le droit à la souveraineté alimentaire. Alors que se tiendra à Malmö (Suède) le Forum Social Européen, qui prévoit un large débat sur la souveraineté alimentaire et lagriculture, un Conseil informel des ministres de lAgriculture aura lieu à Annecy les 22 et 23 septembre prochain pour discuter de la Politique Agricole Commune daprès 2013. Nous [1] appelons à un rassemblement de toutes les associations et de tous les citoyens concernés par leur agriculture et leur alimentation les samedi 20 et dimanche 21 septembre à Annecy. Au programme : - conférences, débats et ateliers - animations de rue et concert le samedi soir - scène musicale permanente, repas, buvette et marché de producteurs locaux - grande manifestation, festive et colorée, le dimanche Notes [1] Le comité dorganisation de Haute-Savoie rassemble la Confédération paysanne, les Amis de la Terre, Attac, Greenpeace, lADABIO et le CCFD, avec le soutien de leurs organisations nationales, et européennes ainsi que des ONG rassemblées au sein du réseau PAC 2013 http://france.attac.org/spip.php?article8610
Union européenne : travail sans limite Un temps de travail hebdomadaire jusquà 65 heures et au-delà, cest désormais la norme adoptée dans lindifférence générale par les ministres européens de lEmploi. Réunis à Luxembourg le lundi 9 juin, les ministres se sont accordés sur une révision, contestée par la Confédération européenne des syndicats, de la directive européenne sur laménagement du temps de travail. Ce texte majeur soutenu activement par le patronat européen de lUnice devra encore être approuvé par le Parlement européen. Celui-ci avait rejeté en 2004 la révision de cette directive initiée par la Commission européenne, qui constitue une régression sociale historique. La Commission sest en effet appuyée sur le processus très libéral de réformes économiques et sociales lancé en 2000 dans le cadre de la stratégie de Lisbonne. Ce processus vise à créer « une économie compétitive, capable de croissance durable, accompagnée dune amélioration quantitative et qualitative de lemploi et dune plus grande cohésion sociale ». En 2004, le bilan à mi-parcours de la stratégie de Lisbonne faisait état de résultats décevants. En mars 2005, les chefs dEtat et de gouvernement ont décidé de concentrer leur action autour de deux objectifs : la croissance et lemploi. Les conclusions du rapport Kok (novembre 2004), chargé dexaminer les principaux obstacles sur la voie de lamélioration de lemploi en Europe, sont à la base de ces nouvelles orientations. Selon la Confédération européenne des syndicats (CES), les propositions de révision de la directive sur le temps de travail « ne protègent pas les travailleurs contre les dangers que représentent de longues heures de travail pour la santé et la sécurité, elles diminuent globalement la protection sans offrir de sauvegardes adéquates, elles nassurent pas un juste équilibre entre la flexibilité et la sécurité, et elles constitueront une incitation à éviter et à esquiver collectivement les solutions aux besoins de flexibilité des entreprises. Si elle est adoptée dans sa forme actuelle, la directive révisée sera la première directive sociale à introduire une régression au niveau de la protection offerte, ce qui est incompatible avec les traités européens, sans accorder aux citoyens et aux travailleurs européens un marché acceptable et durable sur la modernisation et linnovation de lorganisation du temps de travail ». « Cest un compromis qui fait sens, qui représente un net progrès social », a estimé le commissaire européen aux Affaires sociales, Vladimir Spidla, qui a rappelé que les règles en vigueur permettent denchaîner 78 heures de travail hebdomadaire. Le commissaire oublie de préciser que le texte adopté le 10 juin, présenté comme un compromis, est en net recul par rapport au texte de 2005 amendé par le Parlement européen. Cinq pays (lEspagne, la Belgique, la Grèce, la Hongrie et Chypre) se sont abstenus sur les propositions sur le temps de travail, les critiquant vivement et appelant à un arbitrage musclé du Parlement. Au cours dune séance publique au petit matin, la représentante de lEspagne a déploré le fait que la dérogation à la semaine hebdomadaire de 48 heures ne soit pas limitée dans le temps, « une marche arrière ». « Ce nest pas une avancée sociale », a également jugé la ministre belge de lEmploi Joëlle Milquet. La France a pour sa part poussé à ce compromis à lapproche de sa présidence de lUE qui démarre le 1er juillet. « Lheure est clairement à la relance de lEurope sociale », a souligné le ministre français du travail, Xavier Bertrand, en notant que les accords trouvés offrent « plus de garanties pour les travailleurs ». « Nous sommes à une étape clef, il en reste une autre, le Parlement, il faut maintenant mobiliser nos efforts », a-t-il insisté. Contenu dun recul majeur Parmi les nouveautés introduites dans la directive révisée, la durée hebdomadaire de travail de 48 heures reste certes la règle dans lUE, mais elle peut faire lobjet de dérogations, comme cest le cas en Grande-Bretagne. Ainsi, à titre individuelle et volontaire, un salarié peut être amené à dépasser cette durée légale (clause de non participation ou « opt out », chère aux Britanniques). Selon la directive révisée, cette option doit être prévue dans une convention collective, par un accord entre partenaires sociaux ou dans la législation nationale. En France, le nouveau projet de loi sur le temps de travail qui sera présenté au conseil des ministres le 18 juin, facilitera ce genre daccord. En acceptant cette dérogation, le temps de travail dun salarié pourra atteindre 65 heures hebdomadaires, si une part du temps de travail est du temps de garde. Cette limite peut même être outrepassée si une convention collective le permet. Les titulaires de contrats de travail de courte durée (10 semaines sur une période de 12 mois) ne pourront pas bénéficier des modalités de cette loi. Le compromis européen définit aussi une nouvelle notion : « La période inactive du temps de garde », une période pendant laquelle le travailleur est de garde « mais nest pas tenu par son employeur dexercer effectivement son activité ou ses fonctions ». Cette période « inactive » du temps de garde « nest pas considérée comme du temps de travail », mais elle peut être comptabilisée dans le temps de repos. A moins que la législation nationale, une convention collective ou un accord entre partenaires sociaux nen dispose autrement. En revanche le "temps de garde" pendant lequel un travailleur exerce effectivement son activité est bien du temps de travail. Lassociation des médecins urgentistes de France (Amuf) sest inquiétée de la « régression sociale » que représenterait cette notion de période « inactive » de temps de garde. « Le temps de travail hebdomadaire pourra être augmenté à 60 heures, voire 65 heures, et la notion de temps de travail inactif sera introduite », estime le syndicat. http://www.pour-politis.org/spip.php?article557
Un apiculteur avait déposé
un recours contre la mise en culture de maïs
transgénique après que l'on ait
constaté que ses abeilles étaient porteuses de
pollens OGM à 4%. Le tribunal administratif
d'Augsbourg a tranché: l'apiculteur ne pourra plus
vendre son miel contaminé. Le miel doit être
exempt de la moindre trace de pollen OGM. L'apiculteur
n'ayant pas droit à la protection, il doit installer
sa ruche à un autre endroit, car la valeur de
l'expérience du maïs OGM en plein champ est
supérieure aux intérêts de l'apiculteur.
L'importation de fourrage OGM a encore
nettement reculé en 2007 et ne représente plus
qu'environ 0,01%.
L'office fédéral des statistiques a confirmé la baisse de 0,5% du PIB allemand au deuxième trimestre. http://www.challenges.fr/actualites/europe/20080826.CHA5587/lallemagne_rattrapee_par_la_crise.html
Contraires à l'Europe sociale Les récentes orientations, au sein de l'UE, indiquent clairement son orientation : le système de protection sociale est démantelé, le projet néolibéral est mis en place. Quelques exemples : - la concurrence fiscale devient de plus en plus rude. Pratiquement tous les États membres ont réduit récemment leur imposition sur les profits des sociétés. Rien n'a été fait pour engager l'harmonisation de la fiscalité. Lorsque Nokia détruit 4 000 emplois à Bochum, l'UE est impuissante. Quand un fonds d'investissements privé fait disparaître une entreprise comme Grohe, l'UE est impuissante. - La libéralisation dans le secteur des services publics continue : énergie (2008), chemins de fer (2010), services postaux (2011). Conséquences : les prix ne baissent pas, la qualité et la sécurité d'approvisionnement ne s'améliorent pas, les consommateurs (et notablement les plus démunis) en souffrent et, chaque |