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Les autres semaines

Un peu d'humour, un peu d'amour et la vie est belle

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« Ceux qui ne bougent pas ne sentent pas leurs chaînes. » Rosa Luxembourg
Actualité & Humour

SEMAINE 28 2009

Si nous sommes sérieux, nous nous renseignerons sur ce qu'ils font, sans prêter grande attention à ce qu'ils disent.

bric.brac@free.fr


Le mot démocratie vient de deux mots grecs : demos (le peuple) et kratos (le pouvoir).

 




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France


Sarko : le tout à l'égo. Quand l'orgueil gouverne.

Le retour du protectionnisme et la fureur de ses ennemis

Aides massives aux industries automobiles, montée des droits de douane... A la faveur de la crise économique, la question du protectionnisme revient sur le devant de la scène. Bien sûr, les tenants du libre-échange ne désarment pas. Mais, pour beaucoup de leurs critiques, instaurer des quotas et relever les tarifs douaniers pour les produits en provenance des pays émergents (la Chine et ses voisins, notamment) apparaît comme le meilleur moyen de protéger le marché intérieur des pays européens et de relever les salaires.

http://www.monde-diplomatique.fr/2009/03/SAPIR/16882


Ignorants ou faussaires ?

Pour discréditer les thèses de leurs adversaires, les partisans du libre-échange falsifient l’histoire, en faisant croire que les mesures protectionnistes prises après la Grande Dépression de 1929 auraient aggravé la crise. En fait, la chute du commerce international a d’autres causes que le protectionnisme.

Tout d’abord, on constate que la production intérieure des grands pays industrialisés régresse alors plus vite que le commerce international ne se contracte. Si cette baisse avait été la cause de la dépression que les pays ont connue, on aurait dû voir l’inverse. Il faut ensuite signaler que, si la part des exportations de marchandises dans le produit intérieur brut (PIB) passe de 9,8 % à 6,2 % pour les grands pays industrialisés occidentaux de 1929 à 1938, elle était loin, à la veille de la crise, de se trouver à son plus haut niveau, soit les 12,9 % de 1913 (1). Enfin, la chronologie des faits ne correspond pas à la thèse des libre-échangistes.

L’essentiel de la contraction du commerce se joue entre janvier 1930 et juillet 1932, soit avant la mise en place des mesures protectionnistes, voire autarciques dans certains pays, à l’exception de celles appliquées aux Etats-Unis dès l’été 1930, mais aux effets très limités. En fait, ce sont les liquidités internationales qui sont la cause de la contraction du commerce. Ces liquidités s’effondrent en 1930 (— 35,7 %) et 1931 (— 26,7 %). Or on voit la proportion du tonnage maritime inemployé augmenter rapidement jusqu’à la fin du premier trimestre 1932, puis baisser et se stabiliser.

Rien là d’étonnant, car la liquidité détermine le commerce soit directement (la capacité à payer), soit indirectement (la capacité des négociants à affréter des moyens de transport).

La contraction des crédits est une cause majeure de contraction du commerce. La question de la liquidité est donc bien centrale (2). Une étude américaine récente du National Bureau of Economic Research (NBER) montre d’ailleurs que c’est l’instabilité monétaire (laquelle engendre la crise des liquidités internationales) mais aussi la hausse brutale des coûts de transport qui induisent la diminution du commerce durant les années 1930 (3).

Sans les mesures protectionnistes (qu’il faut distinguer des mesures autarciques de l’Allemagne et de l’Italie), les politiques de relance n’auraient pu être mises en place, et la crise se serait approfondie. Elles ont également permis à certains pays d’éviter des crises brutales de balance des paiements, qui les aurait obligés à passer à l’autarcie. Le protectionnisme est en fait une garantie contre cette dernière car il permet de garantir la solvabilité des Etats et évite à ceux-ci l’obligation de se replier sur eux-mêmes et d’introduire un commerce purement administré (comme on le voit dès l’hiver 1933-1934 avec l’Allemagne).

Quant à prétendre que le protectionnisme aurait été la cause de la seconde guerre mondiale, il faut une profonde méconnaissance du nazisme et du fascisme, ou une immense mauvaise foi.

http://www.monde-diplomatique.fr/2009/03/SAPIR/16883



Un salarié de Michelin se suicide sur son lieu de travail

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/societe/20090625.OBS1921/un_salarie_de_michelin_se_suicide



Opodo
2012, 2036.....

Depuis quelques années, le cinéma et les jeux vidéos nous racontent de façon lancinante les mille et unes catastrophes qui pourraient détruire l’humanité. Mais quand il s’agit de menaces tout aussi épouvantables, mais bien réelles, nul n’en parle.

Ainsi du tsunami, dont chacun savait depuis des années qu’il pouvait se déclencher et dont personne n’a pensé à mettre en place les moyens de prévenir les populations côtières. Ainsi des diverses formes de grippe venues du monde animal, et dont on commence à peine à se préoccuper sérieusement.

Ainsi, d’autres menaces, tout aussi terribles, et bien moins hypothétiques. Deux exemples :

· On sait de façon certaine, qu’ Apophis, un astéroïde d'environ 270 m de diamètre pour une masse de 27 millions de tonnes pourrait croiser l'orbite de la Terre le 13 avril 2036. Le choc dégagerait une énergie de plus de 500 mégatonnes soit 35.0000 fois plus que la bombe larguée sur Hiroshima le 6 août 1945. Le risque d’une collision frontale est mince, (une chance sur 45 000, semble-t-il) mais le dommage serait immense. Que fait-on pour se donner les moyens de dévier ce monstre ? Presque rien, sinon discourir sur une éventuel projet de traité international qui devrait bientôt etre soumis à l’ONU.

· Plus grave encore, beaucoup de spécialistes murmurent que la transformation du climat, aggravée ou non par l’activité humaine, pourrait avoir, à court terme, des conséquences mortelles pour l’espèce humaine : Soit elle libérerait des bactéries contenues dans la toundra sibérienne, ( plus précisément dans la merzlota, terme russe pour définir le pergélisol, la partie gelée du sous-sol de la toundra ), entrainant la formation de méthane et sa transformation partielle en protoxyde d’azote, ayant beaucoup plus d’impact sur le climat que le gaz carbonique . Soit parce que cela libérerait directement des puits de méthane, (aujourd’hui piégés dans des cristaux d’eau) qui se répandraient sur la planète en un nuage asphyxiant. De ces hypothèses, beaucoup de savants parlent ; certains ont mesuré la présence de ces bactéries dans la mer de Laptev, en Russie, au bord de l’océan arctique. Certains avancent une date pour la catastrophe : 2012. Le nouveau ministre de l’energie américain, Steven Chu, prix Nobel de physique, dit lui-même son inquiétude : « La grande peur, c’est que la toundra se réchauffe, que ces microbes se réveillent, et qu’ils s’attaquent à ces réserves de carbone, qui seraient libérées dans l’atmosphère. Dès lors, quoi que fassent les humains, la situation serait hors de contrôle. » . D’autres savants, rassurants, disent au contraire que l’impact de ces bactéries sur le climat n’aura pas lieu avant 20.000 ans, en particulier parce que le niveau des mers va monter.

Pourquoi parle-t-on pas d’avantage de ces énormes menaces ? On peut comprendre l’hésitation d’un pouvoir politique devant le risque d’affoler des opinions publiques, de déclencher des réactions incontrôlables. Il n’empêche : le politique doit la vérité à l’espèce humaine, comme le médecin la doit à chaque etre humain. Et, comme le médecin ne peut affirmer qu’un diagnostic et proposer un traitement, le politique ne peut que proposer une analyse et une action.

Autrement dit, sur ces deux sujets comme sur tant d’autres, il est urgent d’en savoir plus : Soit il s’agit de craintes vaines ; et autant les écarter tout de suite. Soit il s’agit de danger sérieux ; et alors, rien n’est plus urgent que de s’en occuper.

http://blogs.lexpress.fr/attali/2009/05/2012-2036.php


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L'avenir des transports

A Leipzig ville de Leibniz, Fichte, Wagner et Nietzsche, l’OCDE organisait cette semaine un sommet passionnant de ministres des transports venus du monde entier. Assistaient aussi à cette réunion les principaux chefs d’entreprises des industries automobiles, ferroviaires, navales et aériennes.

Rien n’est plus important que les transports pour comprendre l’avenir de l’économie : ils entrent en crise avant les autres ; et ils en sortent avant les autres. Aussi, cette réunion constituait-elle un très précieux baromètre de notre avenir et elle devait indiquer la profondeur, la durée et la nature de la crise.

L’ambiance n’était pas au beau fixe : L’industrie des chantiers navals a expliqué qu’elle savait depuis 2006 qu’une crise arrivait parce qu’une surcapacité se formait, indépendamment de la crise financière ; les responsables de l’’industrie automobile ont expliqué qu’ils ne vendaient que la moitié des véhicules que leurs usines étaient capables de produire ; ceux de l’industrie des camions ont expliqué que la chute de leur marché était de l’ordre de 80%, parce que tout se cumule pour qu’on ne les remplace pas : les véhicules sont plus solides; le commerce se ralentit ; les banques ne financent plus . Enfin, les responsables du transport aérien n’étaient pas plus optimistes : Le PDG de Turkish Airlines a même expliqué que, pour le présent, il allait supprimer toutes les prestations à bord non directement liées au vol ( comme les ventes de duty free) et que, à l’avenir, il réduirait massivement le nombre de fauteuils de business class dans ses avions. Ce n’est pas propre à cette compagnie : toute l’aviation est confrontée à une surcapacité de production, à une baisse de la demande, à un effondrement des prix et à un changement des mentalités. Des études montrent même que, si, avant, les gens qui voyageaient en classe économique faisaient croire ensuite qu’ils avaient voyagé en classe affaires, aujourd’hui, beaucoup de ceux qui voyagent en première ou en classe affaire laissent croire à leur entourage qu’ils ont voyagé en classe économique : réduire ses frais est un signe d’intelligence et frimer n’est plus un signe de puissance. Enfin, tous les secteurs du transport ont reconnu ne consacrer que très peu de moyens à la recherche de produits nouveaux.

Tout cela est révélateur des changements qui nous attendent, au delà des transports : une longue période de crise, pour résorber ces surcapacités. Et une longue déflation, pour tenir compte des nouveaux comportements des consommateurs et la faiblesse de l’innovation.

Il appartient aux Etats de ne pas laisser s’installer cette situation, qui verrait vieillir le parc de véhicules en circulation, et donc s’aggraver la production de gaz à effet de serre. Ils devront pousser, par des réglementations audacieuses et des dépenses publiques bien orientées, à un renouvellement plus rapide des moyens de transport, vers des véhicules beaucoup plus économes en énergie, et des systèmes de transport beaucoup plus collectifs, bouleversant l’organisation de la ville, et donnant plus de place aux communications virtuelles.

Ainsi, les transports le révèlent mieux que tout autre secteur : il ne pourrait y avoir de retour durable de la prospérité que par l’avènement d’un tout autre modèle de production, qui réconciliera croissance et environnement.

http://blogs.lexpress.fr/attali/2009/05/lavenir-des-transports.php


Comment les armées se préparent au combat urbain

Beyrouth, Mogadiscio, Grozny, Mitrovica, Kaboul, Abidjan, Gaza... Les trois quarts des conflits se déroulent aujourd’hui en zone urbaine, au milieu des populations, quand ce n’est pas contre elles. Les doctrines, les tactiques et la stratégie militaires en sont bouleversées.

http://www.monde-diplomatique.fr/2009/03/LEYMARIE/16937


Silence on vaccine (film en intégralité)

Un film qui soulève bien des questions et qu'on essaie de dénigrer par tous les moyens. Les médias l'ont banalisé et "descendu". Film québécois présentement à l'affiche au Canada.

http://sathyadas2.blogspot.com/2009/03/silence-on-vaccine-film-en-integralite.html


Serge Dassault, la démocratie dans tous ses états...

Inénarrable Serge Dassault. Maire, sénateur, patron de presse, avionneur et vendeur d'armes, 90ème fortune mondiale (estimée à 4 milliards € par Forbes) et... fils de son père, surtout. La crème de la crème de cette France qui gagne... tout. Et qui triche aussi parfois. La démocratie sens dessus-dessous, surtout dessous.

Premier souffle, première réussite

 

Notre homme a choisi de bien naître. Fils du richissime homme d'affaire Marcel Dassault, dont un avocat du nom de Nicolas Sarkozy régla la succession, il est aujourd'hui président d'honneur de Dassault Aviation, détenu à plus de 50% par le Groupe Dassault dont il est pédégé et actionnaire principal. Il est aussi propriétaire de la Socpresse, groupe de presse éditant Le Figaro, et détient 20% de Lagardère Active, dont le Big Boss Arnaud Lagardère, aussi héritier, est un des plus influents patrons de presse hexagonal et accessoirement président du directoire d’EADS, "malhonnête ou incompétent" selon ses propres termes, alors qu'il tentait de se défendre d'une accusation de délit d'initié. EADS détenant 46% de Dassault Aviation... Vous suivez ? Tant pis.

Papa, j'ai raté l'avion

Retenons juste que Serge Dassault est patron de presse et vendeur d'avions de combat (Falcon, Mirage et Rafale). Ce qui lui a valu d'être condamné, en 1998 par la justice belge, à deux ans de prison avec sursis pour corruption. Il a aussi été élu maire de Corbeil-Essonnes en 1995 et sénateur en 2004. Affaires, presse, politique... N'y voyez surtout aucune atteinte au sacro-saint principe de séparation des pouvoirs ! L'homme est intègre et droit. La preuve, c'est l'Etat qui finance ses avions. Le Rafale, par exemple, avion invendable à l'étranger, aurait coûté près de 40 milliards d'euros... dont 38 milliards à la charge de l'Etat, selon le Canard Enchaîné du 3 juin 2009 ! Une autre preuve ? C'est l'Etat qui négocie directement les ventes aux gouvernements étrangers. Aux dernières nouvelles, il serait même prêt à racheter leurs vieux mirages pour leur refourguer une escouade de Rafale tout chauds, à peine sortis du four. Merci qui ? Et dire qu'avec tout ça, les aéronefs ne trouvent toujours pas preneurs...

Condamnation du Conseil d'Etat

"J'ai hérité des avions qui étaient à mon père", expliquait Sergio en 2007, "Corbeil-Essonnes, c'est moi tout seul. C'est mon bébé ! [...] C'était un défi. J'ai mis dix-sept ans mais j'y suis arrivé. C'est dire que la persévérance permet d'atteindre des buts !" Fier comme un coq. Mais Serge Dassault vient de se faire retoquer par le Conseil d'Etat pour avoir effectué des "dons d’argent avec contrepartie électorale". Et pour cause, au moment des élections, il passait des heures aux caisses des supermarchés du coin à distribuer des enveloppes de billets... Bienfaiteur de l'humanité avec ça. Un an d'inéligibilité... soit autant que Schivardi qui avait laissé une ardoise colossale de... 223,45 euros ! Dur.

Des fulgurances en rafale

Serge Dassault n'est donc plus maire, mais il reste sénateur, siège obtenu en 2004 et qui lui a permis de devenir rapporteur spécial du budget de l'Emploi. À ce titre, on le verra encore rêver à haute voix de la Chine, dont les courageux travailleurs "dorment sur place, dans leurs usines". Un must ! On l'entendra encore demander la suppression des syndicats ou du droit de grève, qui font de la France une "anarchie". On n'échappera pas à sa haine des chômeurs, ces "gens qui ne veulent pas travailler". Des fulgurances qui ne peuvent émaner que d'un grand homme...

Grand Homme il est, grand homme il restera, dans l'histoire de la France. Nommé Grand Officier de la légion d'honneur en 2004 par Nicolas Sarkozy, il est de tous les bons coups : aux premières loges du Fouquet's, un soir de mai 2007. Il restera aussi dans les annales pour avoir fait publier, dans Le Figaro, plusieurs pages de publicité sur le Colonel Kadhafi lors de sa venue en France. Coïncidence, le Guide libyen annonçait peu après être intéressé par les coucous tricolores. À des responsables du Centre de formation des journalistes (CFJ), notre Guide à nous lancera que les journaux doivent avoir des "idées saines" et que pour ce faire, il faudrait "cesser de former des journalistes de gauche". En 2004, il interviendra aussi pour censurer dans son canard une interview d’Andrew Wang, premier acteur de l'affaire des frégates de Taïwan. En 2008, Pascale Pascariello, une journaliste de France Inter goutera à sa passion pour la liberté de la presse : elle sera éjectée manu-militari d'une réunion publique pour avoir simplement posé une question dérangeante à notre modèle à tous.

Résumons. Un chef d'entreprise, dont le business est en grande partie assuré par l'Etat, vote les lois et les budgets qui permettront au gouvernement de vendre ses babioles, le tout sous l'oeil bienveillant du Figaro.

Une anomalie démocratique, ou une nouvelle conception de la démocratie ?

http://www.lesmotsontunsens.com/serge-dassault-democratie-dans-tous-etats-4708


Dassault et les chômeurs : les histoires d'argent public finissent mal... Mon Général

Serge Dassault ne comprend pas la France et il hait ses chômeurs, "des gens qui ne veulent pas travailler", et qui coûtent sacrément cher à l'Etat. Serge Dassault... héritier milliardaire, qui a bénéficié depuis 20 ans, pour construire le "rafale", de 35 milliards d'euros d'argent public. Cadeau. Mais qui n'en a vendu aucun à l'étranger. Serge Dassault, 35 milliards d'euros pour "celui qui ne veut pas vendre"...

Il y a quelque chose en lui de Sarkozy...

http://www.lesmotsontunsens.com/dassault-et-les-chomeurs-les-histoires-d-argent-public-finissent-mal-mon-general


Rémunérations des patrons : Un décret-poisson d'avril...

Décréter pour ne rien dire. Le décret sur la rémunération des patrons a été publié au Journal Officiel : techniquement, il ne sert à rien et concrètement, il préconise des mesures qui ne changent rien. Pour reprendre les termes de Nicolas Sarkozy, les patrons "malhonnêtes" pourront continuer à s'accorder des primes grassouillettes aux frais de la princesse.

Parachutes dorés chez Valeo, stock-options à la Société Générale, bonus en rafales chez Natixis et Cheuvreux (Crédit Agricole)... La polémique faisait rage sur la rémunération des grands patrons. Les membres de la majorité s'étaient reconvertis pour l'occasion en héros altermondialistes. Le code de bonne conduite du MEDEF "ne marche pas", constataient les ténors de la majorité, Eric Woerth en tête. François Fillon dénonçait ceux qui "mettent en péril l'ensemble de notre système économique et social". Jean-François Copé annonçait une loi impitoyable dans les deux mois.

Haro sur les patrons malhonnêtes !

Et Nicolas Sarkozy concluait ce feu d'artifice par un bouquet final impressionnant : "il ne doit plus y avoir de parachutes dorés. Il ne doit plus y avoir de bonus, d'actions gratuites ou de stock-options dans une entreprise qui reçoit une aide de l'Etat ou qui met en oeuvre un plan social d'ampleur ou qui recourt massivement au chômage partiel", car dans ces cas là, précisait le chef de l'Etat, les entreprises recourent aussi "aux fonds publics" qu'il ne serait pas "honnête d'utiliser à autre chose qu'au redressement d'une entreprise".

On allait voir ce qu'on allait voir... et on a vu !

http://www.lesmotsontunsens.com/decret-remunerations-patrons-decret-poisson-avril-3905



Enfin, la représentation nationale se mobilise contre... la burqa

Le pays est entré dans sa plus grave récession depuis la seconde guerre mondiale. Les chômeurs, en nombre croissant, submergent le Pôle emploi dont les moyens ont été réduits. Les électeurs ont massivement déserté les élections européennes et exprimé leur défiance à l’égard des politiques incapables de répondre à leurs attentes. Sensible à toutes ces critiques, les députés ont décidé de réagir et, dans un sursaut d’unité nationale, sous la houlette du communiste André Gérin, ont décidé de répondre à l’appel du pays : 58 d’entre eux, en grande majorité de droite, ont décidé d’appeler à la création d’une commission d’enquête sur le défi majeur de notre époque : le port de la burqa en France (c’est la seconde commission créée par le parlement depuis l’élection de 2007, la première l’ayant été sur les conditions de la libération des infirmières bulgares détenues par la Libye).

http://blog.mondediplo.net/2009-06-21-Enfin-la-representation-nationale-se-mobilise



Le secrétaire d'Etat Apparu bénéficiait d'un logement HLM

On reprochait à Benoist Apparu de ne rien connaître au logement... il est en fait super calé : selon un article de l'Union de Reims, le député de la Marne occupait un logement social qu'il a quitté en toute discrétion, pendant que le directeur de cabinet de Christine Boutin démissionnait avec fracas.

http://www.marianne2.fr/Le-secretaire-d-Etat-Apparu-beneficiait-d-un-logement-HLM_a181170.html


Mutation illégale d’un procureur "rebelle" par l’Élysée

http://www.plumedepresse.com/spip.php?article1164


« Grand emprunt » : un objet de communication, un contresens économique

Lundi dernier, le Président de la République convoquait en grande pompe le Congrès à Versailles pour y annoncer… un emprunt.

Ce grand emprunt apparaît aujourd’hui pour ce qu’il est : une grande illusion, un objet de communication destiné à masquer les déficits abyssaux liés à une politique économique qui n’a pas pris la mesure de la crise économique, et systématiquement favorisé les plus aisés. Il est au reste évident que seuls les français les plus riches pourront y souscrire et bénéficier de la rémunération et des avantages fiscaux qui lui sont liés.

Cet emprunt ne servira qu’à tenter de dépenser plus au détriment des générations futures qui devront le rembourser.

En ce qui concerne les annonces de dépenses nouvelles, les résultats du séminaire gouvernemental sont affligeants : les idées générales, éventuellement généreuses se succèdent sans éléments concrets, sans travail méthodique, et s’apparentent surtout à une bien tardive et incertaine tentative de rattrapage d’investissements absolument nécessaires, que la droite s’est ingéniée à saper et à démanteler depuis maintenant 7 ans.

Il est à peine croyable que ce gouvernement, en place depuis 2007, doive se livrer à de telles gesticulations pour déterminer les priorités de la dépense publique. N’est-ce que pas précisément son rôle au quotidien que de fixer de telles priorités ?

A quoi servaient, une fois encore, tant d’effets d’annonce pour en arriver là ? Tout ça pour ça.


Laporte, Jégo, Boutin : les ex-ministres se rebiffent

Laporte allume Kouchner et Dati, Boutin s'estime « victime d'un délit de sale gueule » et Jégo songe à écrire un brûlot. Ambiance.

http://www.rue89.com/2009/06/29/laporte-jego-boutin-les-ex-ministres-se-rebiffent


L’emprunt emprunté de Sarkozy

Nicolas Sarkozy veut lui aussi inscrire son nom dans l’histoire de la finance. Quitte à faire payer cher l’Etat pour cet emprunt, aux contours encore flous.

Le grand emprunt est un grand classique. VGE avait dans les années 60 proposé au général de Gaulle une opération de cette nature. Il s’était entendu dire : « vous voulez laisser votre nom dans l’histoire financière comme Pinay ? Remarquez, d’Estaing, c’est de fait un nom d’emprunt ». Humilié par la remarque qui rappelait que les bourgeois Giscard voulaient se faire passer pour gentilhommes en ayant acheté « d’Estaing », VGE en était resté là. Il n’est revenu à la charge que dix ans plus tard avec un emprunt indexé sur l’or qui a coûté aux finances publiques dix fois ce qu’il avait apporté … !!

Hélas, il n’y a plus de de Gaulle pour arrêter Sarkozy dans son intention de donner son nom à du papier côté. Ce sont même à l’Elysée ceux qui passent pour les plus fervents admirateurs du Général, comme Henri Guaino, qui militent le plus pour l’emprunt. On aura donc de la « rente Sarkozy » comme naguère de la « Pinay » ou autrefois de la « Villèle ».

POUR BERCY, CET EMPRUNT N’A PAS DE SENS

Les services de Bercy ont bien essayé de rappeler que l’Etat n’a pas besoin de ce genre de gadget pour emprunter ; que depuis les réformes des années 80, le « grand emprunt » n’a guère de sens ; que de ce fait l’Etat va payer plus cher cet emprunt que dans le cas des procédures usuelles. Rien n’y a fait. Eric Woerth avait cru emporter le morceau en indiquant qu’en ce moment l’Etat emprunte à 3,75% à dix ans alors qu’EDF rémunère son dernier et spectaculaire emprunt 4,5% pour une durée de 5 ans. Ce qui signifie deux choses : un, que l’Etat aurait eu intérêt à emprunter lui-même puis à procéder à une augmentation de capital d’EDF ; deux, que l’emprunt Sarkozy devra être émis à un taux au moins égal à celui d’EDF et donc que l’Etat va payer plus cher cette ressource.

Sarkozy a balayé l’argument en faisant valoir que l’emploi efficace des sommes collectées justifierait une rémunération plus élevée. Dans les couloirs de Bercy, on ironise sur cette justification reprise à l’infini par les aboyeurs de la majorité style Frédéric Lefebvre. Elle signifie en effet que jusqu’à présent, l’Etat gaspillait sans vergogne ce qu’il recevait !! 44% du PIB part en prélèvements obligatoires et, à entendre nos dirigeants eux-mêmes, c’est en pure perte, puisque seules peuvent préparer l’avenir les sommes étiquetées explicitement « Nicolas Sarkozy ».

OBJECTIF, FAIRE PLUS QUE BALLADUR EN 1993

Si pour le moment, le montant n’est pas fixé, certains n’hésitent pas à parler de 100 milliards d’euros, plus d’un quart de l’épargne disponible, de quoi assécher tout le marché et priver les autres emprunteurs, notamment les entreprises, de ces ressources. Bercy essaie de calmer le jeu, militant plutôt pour une version minimale, de l’ordre de 10 milliards. Le cabinet du Premier ministre table sur 25 milliards, soit l’équivalent en montant actualisé de l’emprunt Balladur de 1993. Faire moins serait humiliant pour Sarkozy, faire plus indélicat pour son ancien gourou.

Le séminaire gouvernemental sur le sujet a tourné à la foire d’empoigne et Fillon en est sorti consterné. Tout se passe comme si la victoire toute relative de la majorité aux européennes avait libéré un sentiment d’impunité économique qui part du plus haut de l’Etat pour se répandre chez tous les décideurs. Et quand des éléments de lucidité sont avancés devant Sarkozy sur les difficultés économiques, il balance deux ou trois phrases bien senties sur les économistes qui colloquent et pérorent mais se trompent avec constance. Bref, après Sarko, le déluge ; quant aux experts, qu’ils achètent des parapluies…

http://www.bakchich.info/L-emprunt-emprunte-de-Sarkozy,08165.html


SARKOZY ET LAGARDE TRAHIS PAR LA POSTE

Cela leur a échappé à tous. Sachez que ni Nicolas Sarkozy, ni Christine Lagarde ne prévoient d'amélioration pour l'économie.

Ils ont été trahis par le communiqué de La Poste qui a dit, le 26 juin, travailler sur un plan d'économies d'un milliard d'euros PARCE QU'ELLE PREVOIT UNE BAISSE DES ENVOIS COURRIER ET PAQUETS DE 30% sur les prochains exercices!

Mais bien-sûr, cela ne concerne que le courrier, pas le reste de l'economie.



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"La liberté de la presse ne s'use que si l'on ne s'en sert pas, mais elle s'use plus vite encore si l'on censure", écrit le Canard, en introduction de son dossier consacré aux "nouveaux censeurs".

http://www.betapolitique.fr/wiki/


CDRPC

Créé en 1984, le Centre de documentation et de recherche sur la paix et les conflits est un centre d’expertise français indépendant qui effectue des recherches et diffuse de l’information sur les questions de défense et de sécurité.

http://www.obsarm.org/


GRESEA

Le site du Groupe de recherche pour une stratégie économique alternative (GRESEA)

http://www.gresea.be/indexbis.html


http://latelelibre.fr/




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 La dette publique : une mystification

je renvoie pour de plus riches explications, au livre très pédagogique " La dette publique une affaire rentable " de André-Jacques Holbecq et Philippe Derudder, préfacé par Etienne Chouard.) paru aux éditions Yves Michel : http://www.yvesmichel.org/

Tout système monétaire est basé sur la confiance et l'argent n'a d'autre valeur que celle que, subjectivement et collectivement, nous lui donnons.

La masse monétaire est constituée :

-de la monnaie fiduciaire (pièces et billets, dépôts à vue)

-de la monnaie scripturale.

Seule la monnaie fiduciaire étant émise par les banques centrales, plus de 85% de la masse monétaire dans la zone euro est CRÉÉE EX NIHILO par des banquiers privés, par le biais des crédits accordés aux agents non bancaires (particuliers, entreprises, collectivités locales, Etats...).

Contrairement à une idée reçue, ce n'est donc plus le dépôt qui permet le crédit, mais le crédit qui génère le dépôt.(la monnaie doit être préalablement créée pour ensuite être épargnée).

L'essentiel de la masse monétaire mondiale n'est donc tout bonnement qu'une GIGANTESQUE DETTE ! (A hauteur de 15% des banques commerciales aux banques centrales, à hauteur de 85% de l'État, des entreprises et des ménages aux banques commerciales ).

L'utilisation idéologique est alors patente : selon que l'on veut stimuler le consommateur ou stigmatiser le citoyen, la même chose est successivement dénommée crédit ou dette.

Le système libéral (par le biais des traités européens) impose aux états d'emprunter sur les marchés financiers (article 104 du traité de Maastricht)

Ainsi les gouvernements élus sont dépossédés du levier de souveraineté monétaire, au profit de banquiers privés.

De surcroît, il est inouï que l'épargne populaire soit placée sur les marchés financiers (privatisation du livret A ) alors que la France est obligée d'emprunter sur ces marchés financiers. Finalement les Français empruntent leur propre argent, en payant au passage des intérêts à des acteurs privés !

Cette privatisation de fait de la monnaie porte déjà en germe toutes les privatisations ultérieures rassemblées dans l'AGCS. Ceci donne la désagréable impression que le bien commun fait l'objet, à l'instar d'un immeuble, d'une vulgaire vente " à la découpe "! Privatisations successives de France-télécom, de la Poste, d'Airbus, d'EDF, de la SNCF, de la recherche, de l'audiovisuel, etc

Après des siècles de régime féodal où le droit de " battre monnaie " était précieux et pouvait justifier une guerre, où jamais aucun roi n'a renoncé à cet instrument de pouvoir,(" Le premier devoir d'un roi est de frapper l'argent lorsqu'il en manque pour la bonne vie économique de ses sujets. " Saint Louis) voilà que le régime démocratique, abandonne, de son plein gré, ce pouvoir à des acteurs privés.

Pire, les élites de notre république ont, à l'insu du peuple, vidé la démocratie de ses moyens d'être.

L'émission monétaire est un privilège donnant lieu à une rente !

Ce n'est plus là seulement une banale question d'orientation politique soumise à une quelconque alternance mais une sale opération de viol démocratique à finalité vénale, réalisée par des hommes politiques de tous bords, à qui avait été confiée, circonstances aggravantes, la gestion de l'intérêt général.

Il s'agit en l'occurrence de trahison, de haute trahison puisque la finalité de l'argent maintenant privatisé, est de servir en premier les intérêts des banques et de leurs actionnaires.

Et, au regard des dégâts sociaux (guerres, famine, crise sanitaire) et environnementaux ( mort de la biodiversité, dérèglement climatique) menaçant la pérennité de l'espèce humaine, nous ne sommes pas loin du crime contre l'humanité ! Et à ce titre, imprescriptible.

Nous sommes donc en présence d'un double délit :

-un délit de droit commun, crapuleux : le détournement de richesses (1142 milliards €)

-un délit politique : confiscation subreptice de l'exercice du pouvoir.

Abrogation de l'art 104 du traité de Maastricht et réorganisation du système monétaire européen

Je propose que ATTAC interpelle l'opinion publique et la classe politique sur les vraies raisons de la dette publique.

Il serait souhaitable que le conseil scientifique fasse des propositions: :

- pour désendetter notre pays et d'apurer la dette actuelle accumulée depuis 30 ans.

- et pour que la gouvernance de la monnaie soit reprise par le public au lieu du privé

Les travaux du groupe ATTAC du département du Rhône sont très intéressants et jettent quelques pistes.

D'autres propositions, allant toutes plus ou moins dans le même sens sont exposées dans le livre " la dette publique, une affaire rentable "

Ces travaux et propositions pourraient servir de base à notre réflexion.

La question de la dette doit devenir un combat politique de toute première importance

La dette publique ne repose sur aucun fondement raisonnable, elle se nourrit de l'ignorance populaire.

Notons au passage que l'imposture de la dette suppose la maîtrise des moyens d'information.

Il suffirait que la puissance publique décide de se financer auprès de sa banque centrale en lieu et place des banquiers privés afin que les éventuels intérêts reviennent à la collectivité.

Dans cette affaire de la monnaie, nous voyons que nous sommes victimes de notre croyance en un système et que le problème est purement idéologique, artificiellement créé et entretenu. Il importe de nous libérer d'abord dans notre tête en nous débarrassant des idées reçues. C'est donc une mission d'éducation populaire.

La période actuelle se caractérise par une crise financière endémique dont les secousses vont se répéter toujours plus violentes et fréquentes. Avec le combat pour l'abolition de la dette publique et la restauration démocratique sur l'émission monétaire, le mouvement démocratique tient l'opportunité de ne plus subir le calendrier politique imposé par le système, mais de lui reprendre l'initiative en ce domaine. En effet en soulevant la question de la dette nous pouvons prévoir sans risque que de nombreuses crises financières et monétaires viendront périodiquement attiser le débat lancé, par nos soins, sur une base idéologique émancipatrice et une logique transgressive.

Après tout, les seuls combats que l'on perd sont ceux que l'on n'engage pas !

L'opportunité des élections européennes de 2009

Sur le long terme et en tout état de cause, la solution semble d'échelle européenne : il conviendrait de lutter au niveau des pays de la zone EURO pour exiger que la monnaie revienne sous la houlette de la puissance publique, c'est à dire du parlement européen (élu au suffrage universel)

La restauration démocratique sur l'émission monétaire est la mort de la dette en tant que spoliation crapuleuse et en tant qu'asservissement politique. […]

D'abord l'instauration d'un débat politique sur ce sujet serait déjà une victoire sur la pensée unique.

Régler la question de la dette détruirait le principal instrument de transfert des richesses des pauvres vers les riches. Ce serait aussi un fabuleux signal aux peuples de la planète.

Ensuite la souveraineté monétaire (nationale ou européenne ) est incompatible avec les traités européens. Il est essentiel de nouer et d'entretenir des liens de solidarité avec les autres peuples européens: Nous ne combattons pas l'Europe mais seulement le libéralisme qui précisément corsète cette Europe. Avec la dette publique nous posons la question de la nouvelle Europe dans laquelle le système financier et monétaire serait soumis au suffrage universel.

A y regarder de près, s'agissant de la dette, les libéraux ne sont pas forcément aussi à l'aise qu'ils le disent. Et nous ne devrions pas être étonnés de découvrir, sous la pression populaire, comme pour le TCE en 2005, une argumentation balourde de la part des libéraux.

D'une façon générale on est toujours fragilisé par ses points forts.

Ces élections européennes sont les premières élections depuis le référendum de 2005, tous les ingrédients du succès de 2005 sont encore présents voire renforcés.

En portant le fer sur la dette publique nous attaquons enfin le traité de Lisbonne sur le fond et non plus seulement sur la forme (son adoption parlementaire nocturne et honteuse). […]

" Donnez-moi le contrôle sur la monnaie d'une nation et je n'aurai pas à me soucier de ceux qui font les lois " Mayer Amshel Rothschild (1743-1812)



La majorité des citoyens allemands exige l'étiquetage «Sans OGM»

Plus des trois quarts des citoyens allemands se prononcent en faveur de la mise en place d'un label «Sans OGM» par les groupes de la grande distribution et l'industrie alimentaire. Lors de leurs achats, 73% des consommatrices et consommateurs s'orienteraient en fonction de l'étiquette «Sans OGM» et leur choix se porterait plutôt des produits portant cette inscription.



Passer aux choses sérieuses

Contrairement à ce qu’on voudrait faire croire, la crise s’approfondit : aux Etats-Unis, tous les déficits augmentent ; les défauts des banques s’aggravent ; et même si Wall Street est en hausse, sa valeur est encore 40% inférieure à celle d’octobre 2007. De plus, chacun murmure, dans les cercles informés, qu’il faut s’attendre à bien d’autres tsunamis : sur les crédits immobiliers privés, sur les cartes de crédit, et sur l’immobilier commercial.

Pour y répondre, les Etats-Unis, dans un pari fou, investissent l’argent qu’ils n’ont pas dans les secteurs de pointe. Et la Chine, dans un pari tout aussi audacieux, abandonne tout espoir d’une reprise de ses exportations vers l’Amérique et investit, dans une relance gigantesque, 20% de son PIB en infrastructures internes.

L’Europe, face à cela, ne fait rien. Paralysée par son histoire et par ses prudences, elle préfère croire que la crise va se régler d’elle-même. Ayant tout misé sur une réforme de la gouvernance mondiale, dont la comédie de Londres n’a naturellement pas accouché, elle semble désormais attendre que le marché sorte de sa poche un remède miracle. Privée de dirigeants audacieux à Bruxelles , l’Union ne se donne aucun moyen nouveau ni pour protéger ses banques, ni pour relancer ses secteurs de pointe. 2008 et 2009 resteront comme les années du néant européen. L’euro lui-même ne résistera pas à un tel choc.

Il est temps pour la France de comprendre que, à ce rythme là, le pire est presque certain : un marché immobilier en baisse ; une surcapacité de production dans les grands secteurs ; une récession en 2009, 2010, et même de 2011 ; le chômage dépassera les 3,5 millions de personnes ; le déficit budgétaire atteindra , malgré tous les maquillages, les 8 ou même les 10 % du PIB, à moins d’augmenter massivement les impôts, ce qui sera de plus en plus difficile, avec l’approche des élections présidentielles ; les élites scientifiques et techniques se révolteront ou partiront, écœurées par la révélation des fortunes faites dans la finance .

Il faut affronter une réalité difficile, la répéter tous les jours, jusqu’à ce qu’on la comprenne : Si le pouvoir politique n’agit pas massivement, de façon véritablement révolutionnaire, la récession est là pour au moins dix ans ; elle débouchera sur un décrochage de l’Europe et de la France, à jamais distancées par les pays qui auront compris l’importance des révolutions en cours.

Agir, c’est donc relancer massivement l’industrie par des dépenses clairement ciblées sur les secteurs d’avenir : la santé, l’énergie, l’agriculture, les infrastructures, l’environnement, les nouveaux matériaux, les logiciels, les nanotechnologies, les neurosciences, les services de pointe et les industries culturelles. Et pour cela augmenter significativement les salaires des chercheurs, des professeurs, des médecins, des ingénieurs, c'est-à-dire de tous ceux, qui par leur créativité apportent aux pays. Au détriment, si nécessaire, des revenus et des privilèges de ceux qui les dirigent, les financent ou les distraient. C’est accepter provisoirement des déficits ciblés pour financer ces dépenses d’avenir. C’est promouvoir de nouveaux modèles d’entreprises, plus soucieux du long terme, et proches de ceux des ONG et des services publics ; c’est orienter la finance vers la prise de risque dans les secteurs de long terme, et non vers le profit pour compte propre.

Ce n’est pas d’un nouveau plan de relance que nous avons besoin, mais d’une véritable prise de conscience des urgences culturelles et politiques. Et en particulier d’une remise en cause radicale de la répartition des pouvoirs entre ceux qui créent et ceux qui financent, condition, une fois de plus, de notre survie.

http://blogs.lexpress.fr/attali/2009/06/passer-aux-choses-serieuses.php


« Nous avons eu le pouvoir, maintenant il nous faut l’argent »

Quand les dirigeants de pays représentant les quatre cinquièmes de la production mondiale — le G20 — se réunissent à Londres pour réformer le système financier surgit une impression de déjà-vu : en 1999, après la tornade monétaire asiatique ; en 2002, après l’éclatement de la bulle Internet. On tâche de réguler la dérégulation. Cette fois, des mesures « structurelles » contre les paradis fiscaux sont annoncées. Mais l’essentiel paraît soustrait à la discussion : l’utilité sociale de la finance.

Au moment où les Etats réunis à Londres tentent de reprendre aux marchés la direction de l’économie mondiale (lire « Rustines sur le “Titanic” de la finance globale »), se pose une question à mille milliards d’euros : pourquoi diable la leur avaient-ils confiée ?

http://www.monde-diplomatique.fr/2009/04/RIMBERT/17031


Des Medias et "Réseaux Sociaux" qui jouent à 100% sur l'emotionnel et l'imagerie d'horreur

Les médias occidentaux refusent de montrer des vidéos d'enfants et de femmes massacrées par les Américains, les Israéliens et leurs alliés depuis des années sous prétexte que ces images seraient trop dures, et soit disant par respect pour les victimes. Pourtant une vidéo, à l'origine très incertaine, d'une jeune iranienne qui aurait été tuée lors des émeutes récentes à Téhéran a fait la Une des sites web des médias de masse et est passée en boucle sur les nouveaux circuits de propagande que sont devenus Twitter, Facebook, YouTube...

La ruée des médias occidentaux, BBC en tête, sur une vidéo "non identifiée", aux images sanglantes, est pour le moins surprenante.

Les gouvernements occidentaux sont passés maître dans l'art d'exploiter les histoires à forte charge émotionnelle afin de convaincre les opinions publiques de soutenir des guerres dites de "libération" ou pour apporter la "démocratie" dans des pays qui sont, comme par hasard, riches en pétrole, gaz et autres ressources naturelles convoitées par les puissances coloniales occidentales

http://www.alterinfo.net/Arrets-Sur-Images-D-Une-Video-Suspecte-Neda-L-Icone-De-La-Propagande-Mediatique-Pre-Pro-Guerre


LE VENT DE LA DEREGULATION SOUFFLE A NOUVEAU

Un nouveau ballet diplomatique vient de s’engager, dans la double perspective du G8 de juillet en Italie et du G20 de fin septembre à Pittsburgh (USA). Pour commencer, Tim Geithner, secrétaire d’Etat au Trésor, va entamer en juillet une tournée européenne et au Moyen-Orient. Angela Merkel, la chancelière allemande, est quant à elle déjà en visite à Washington. Mais il n’est plus question cette fois-ci, comme lors de la préparation du précédent G20 de Londres, de préparer un grand geste magistral destiné à montrer que l’on tient la situation bien en main. L’objectif est d’essayer de coordonner des actions nationales lancées dans le désordre, au fur et à mesure des improvisations des uns et des autres. Reflétant des approches de la crise, des situations économiques et financières et des intérêts différents. Et d’essayer de retomber sur ses pieds par rapport aux décisions prises en commun à Londres, afin de démontrer qu’elles sont bien appliquées, ce qui va demander une certaine adresse. Il va falloir s’atteler à donner une cohérence à tout ce fouillis de mesures passées et à venir, puisque de toute façon « les marchés » y pourvoiront d’eux-mêmes si l’initiative n’en est pas prise par les gouvernements, qui défendent chacun leur bout de gras et ne veulent pas laisser totalement le champ libre aux financiers. Car ceux-ci témoignent sans attendre d’un appétit sans limites, ne voulant pas que la régulation fasse obstacle à sa satisfaction.

Comme s’il s’agissait bizarrement d’une compétition ou d’un jeu-concours, le FMI, la Banque Mondiale, l’OCDE et le FMI, viennent ou vont prochainement actualiser leurs prévisions sur l’évolution de la crise, donnant ainsi le socle sur lequel les discours vont être bâtis, non sans quelques discordances.

La Banque mondiale prévoit désormais pour 2009 une croissance de 1,2% dans les pays en développement. Hors Chine et Inde, le PIB devrait y régresser de 1,6%. Mondialement, le PIB devrait reculer de 2,9%. En 2010, la croissance mondiale devrait être de 2,0%, celle des pays en développement de 4,4% (+2,5% hors Chine et Inde). Le tout en très légère amélioration par rapport aux prévisions précédentes. La Banque prévoit également un recul de 9,7% du volume du commerce mondial en 2009, avant qu’une reprise de 3,8% n’intervienne l’année prochaine. Face à cette situation, elle estime nécessaire « une attention toute particulière (pour) les risques de crise de balance de paiements et de restructuration de la dette dans bon nombre de pays », afin « d’éviter une autre crise de l’endettement comme celles vécues dans les années 1970 et 1980 ». Elle considère également que, « pour prévenir une deuxième vague d’instabilité, les politiques doivent être rapidement axées sur une réforme du secteur financier et sur l’aide accordée aux pays les plus pauvres ».

L’OCDE, dont le champ d’activité est plus restreint et se limite aux trente pays les plus développés, envisage désormais pour cette zone une chute du PIB de -4,1% en 2009, puis un rebond de +0,7% en 2010, en nette amélioration par rapport à ses prévisions antérieures de mars (-4,3% en 2009, -0,1% en 2010). La reprise devrait, selon ces nouvelles prévisions un peu plus optimistes, être plus significative aux Etats-Unis, dont le PIB devrait baisser de -2,8% en 2009 avant de repartir à la hausse en 2010. Le PIB de la zone euro devrait, quant à lui, chuter de -4,8% en 2009, avant d’enregistrer une croissance nulle en 2010. « Les signes d’une reprise imminente dans cette zone ne sont pas encore clairement visibles », commente l’OCDE. S’agissant du commerce mondial, l’Organisation est bien plus pessimiste que la Banque mondiale, estimant qu’il devrait chuter en volume de 16% cette année. Il est estimé en conclusion que « de nouvelles secousses du système financier ne sont pas à exclure » et que, celles-ci n’intervenant pas, « la reprise qui arrive sera à la fois faible et fragile pour un certain temps et les conséquences sociales et économiques de la crise seront durables ». Au chapitre des recommandations, « de très substantiels efforts de redressement des finances publiques seront requis dans plusieurs pays ». Il est également « crucial pour le futur » de modifier les règles de régulation et de supervision financières, des tests de résistance sur les banques devant être effectués et publiés.

Tout ceci signifie que rien n’est joué et que de nouveaux accidents sont possibles, que beaucoup reste en tout cas à faire et que la sortie de crise va être assortie de lourds problèmes financiers et sociaux. Ces analyses de la conjoncture laissant de côté les problèmes monétaires, pourtant désormais sur la place publique, ainsi que la constitution en cours de deux nouvelles bulles financière, privée et publique. Résultant d’un côté de la situation à nouveau florissante (en façade) du système financier, grâce à l’injection massive et continue de liquidités provenant des banques centrales, et de l’endettement gigantesque des Etats, qui en est également à l’origine. C’est en quelque sorte un coup double qui est cette fois-ci atteint, l’économie n’ayant plus, vu son état, les ressources que réclame le système financier et il faut y suppléer.

Les conditions sont crées pour que cette double bulle enfle, atteignant des dimensions encore jamais atteintes dans l’histoire des bulles financières successives que nous avons connues et qui ont éclaté.

Les banques sont en effet encouragées à prendre des risques importants et les moyens leur en sont donnés, à des conditions très avantageuses. La BCE vient cette semaine d’allouer la somme faramineuse de 442,24 milliards d’euros aux banques de la zone euro, dans le cadre de sa première opération de refinancement à échéance d’un an. C’est du jamais vu, 1.121 banques ont demandé et obtenu des crédits au taux fixe de 1%. Les autorités allemandes, si sourcilleuses quand il s’agit d’envisager des programmes d’acquisition de valeurs par la BCE à la faveur d’opérations de création monétaire, n’ont soulevé aucune objection à cette mesure, d’autant que leurs propres banques en ont largement bénéficié.

La situation en Grande-Bretagne est de ce point de vue exemplaire. La priorité est désormais accordée non plus aux réformes financières à long terme, mais à l’amélioration de finances publiques, dans un état de grand délabrement. Les espoirs sont fondés sur la résurrection de la City, déjà largement entamée, ainsi que sur son importante contribution à l’économie britannique (en termes de croissance, telle qu’elle est mesurée dans le PIB). Inutile de préciser que cette situation ne va pas dans le sens d’une régulation du système financier et que l’on observe, au contraire, de très nombreux signes d’opposition à celle-ci, qui se font de plus en plus ouvertement, signe des temps.

L’International Swaps and Derivatives Association (ISDA), le lobby des produits « dérivés » vient de répliquer au FSA, le régulateur britannique, dont l’objectif est de nettoyer ce marché totalement dérégulé, en déclarant : « Nous voudrions suggérer que ce n’est pas un petit danger que de diaboliser les produits dérivés de crédit, qui restent un outil de gestion du risque utile ». Pour l’ISDA, le danger principal est en effet que les autorités réagissent au-delà du nécessaire et tuent ce qu’ils appellent leur « industrie », dont la contribution à la cause britannique, est-il souligné, n’est pas mince. La messe est dite. Du côté des hedge funds, on fait valoir que ceux-ci ne représentent pas le même « risque systémique » que les banques et ne font courir des risques, après tout, qu’aux investisseurs qui s’y engagent et qu’ils devraient donc être épargnés de mesures contrôlant et restreignant leur activité.

On a tout récemment appris, afin de poursuivre sur cette lancée, que le personnel de Londres de Goldman Sachs avait été informé que cette année serait l’une des meilleures que la banque n’ait jamais connue dans ses 140 ans d’existence. Mais la banque n’est pas seule dans ce cas. Barclays Capital, Crédit Suisse et Deutsche Bank sont également parmi les banques européennes dont il est attendu l’annonce d’importants profits, de même que JP Morgan et Morgan Stanley aux Etats-Unis.

« Il était inconcevable jusqu’à la publication des résultats du 1er trimestre à fin avril dernier », remarque à propos de Goldman Sachs une dépêche de l’agence Bloomberg, « qu’une entreprise devant au gouvernement américain 10 milliards de dollars puisse atteindre en 2009 ses meilleures performances de tous les temps ». Ceci explique peut-être un peu cela. De plus, les banques sont des intermédiaires obligés sur le marché obligataire, où les gouvernements et les grandes entreprises sont très actifs. Il y a d’autant moins de compétition sur ce marché que le nombre de banques y intervenant s’est réduit à la faveur des concentrations opérées, ce qui permet de facturer des frais d’intervention très importants. Des ententes ne sont pas à exclure, la mansuétude des gouvernements à ce propos non plus. Il n’y a pas de miracle dans la soudaine prospérité des banques, ni de mystère à propos de son origine.

L’injection en cours de ces profits bancaires dans un système financier, toujours pas régulé, à marche forcée pour profiter de l’occasion, n’est pas non plus innocente, car elle crée déjà, comme des voix trop isolées le font remarquer, les conditions d’un crash ultérieur. Aujourd’hui, c’est à un renouveau de la spéculation sur les matières premières, pétrole compris, que l’on assiste. Que découvrirons-nous demain, quand il sera une nouvelle fois trop tard ?

Nous étions dans la période des banques zombies, nous sommes entrés dans l’ère des méga-banques, ce qui n’est pas incompatible. Les alertes lancées très tôt par certains économistes, comme Joseph Stiglitz, prennent aujourd’hui tout leur sens. Le peloton des grandes banques mondiales est désormais encore plus « too big to fail » que précédemment. Il est en mesure, comme on le constate, non seulement d’obtenir son sauvetage sans réelles contreparties, mais de dicter ses conditions quant aux réformes financières qui sont en cours d’élaboration. Dans l’attente d’un nouveau sauvetage, quand celui-ci s’avérera nécessaire, étant donné qu’il sera encore moins concevable qu’hier de laisser s’écrouler ce beau monde, entraînant toute l’économie avec lui.

Willem Buiter consacrait l’une de ses dernières chroniques sur son blog du Financial Times, a l’énumération des mesures envisageables pour éviter la naissance d’un monde bancaire trop gros non seulement pour s’effondrer mais même, à terme, pour être sauvé par les Etats (« too big to save »). En conclusion, il remarquait que le plan Geithner de régulation financière était totalement silencieux à ce propos. Ce qui, selon lui, « était suffisant pour considérer que ce plan ne parviendrait pas à stabiliser et à rendre sûr le système bancaire et financier américain ». Il constatait également que c’est à l’ancien président de Citigroup, surnommé « Bishoff le gagneur » pour ses tristes résultats comme pour sa rémunération à l’opposé, que le chancelier de l’Echiquier, Alistair Darling, avait confié la co-rédaction d’un rapport sur « le devenir de l’industrie des services financiers britannique », publié en mai dernier, qui ne considérait pas comme excessive la taille des banques britanniques. « C’était », ajoute-t-il en commentaire, « comme confier à l’Ayatollah Ali Khamenei la rédaction d’un rapport pour déterminer qui a gagné les élections présidentielles iraniennes ». Il relevait toutefois, fondant ainsi des espoirs que chacun pourra estimer comme il le souhaite, que le gouverneur de la Banque d’Angleterre, Mervyn King, « est seul clair quand il estime que le ‘too big to fail’ est au cœur de la crise financière et le sera également au sein de celle que nous sommes en train de préparer avec assiduité ».

Un secteur bancaire plus concentré, colosse aux pieds d’argile, des mesures de régulation anémiques en préparation, voilà ce qui nous attend et que nous pouvons contempler en gestation aux Etats-Unis dès à présent.

La Fed vient d’y décider de ne rien changer à son dispositif général, sauf à prolonger la durée de 4 sur 5 de ses programmes de soutien financier au crédit et à la liquidité, ainsi que ses accords de swap monétaires avec treize banques centrales. C’est, plus que toute déclaration apaisante, le signal que les mesures pourtant impressionnantes prises n’ont pas encore véritablement produit leurs effets et qu’il faut donc en prolonger la durée. C’est aussi, dans un très discret domaine dont on parle fort peu, la poursuite d’une étroite collaboration avec les banques centrales, décisive à bien des égards. Il a été relevé, par exemple, que les dernières adjudications de cette semaine des T-bonds (les bons du Trésor américain) avaient été souscrites avec succès et que leurs rendements avaient même un peu diminué, malgré leur tendance générale à la hausse. Peut-être faudrait-il l’expliquer par l’importance des achats réalisés par les banques centrales, qui ont globalement doublé leur part des achats, passant en gros de 30 à 60% de la totalité du montant des adjudications par rapport aux fois précédentes. Comme le résultat d’une action concertée visant à enrayer la hausse des rendements des obligations américaines, étant donné le caractère déstabilisateur de celle-ci. Ce qui remet à leur juste place tout autre type d’explication, du genre retour de la confiance dans la solidité du dollar. Et nous incite à observer, en guise d’horizon lointain, ce qui se passera la prochaine fois.

Que ce soit en Europe, avec la récente adjudication de plus de 400 milliards d’euros aux banques, ou aux Etats-Unis, à l’occasion du financement de la dette américaine, on remarque le rôle toujours déterminant des banques centrales au sein du système financier, en faveur de sa stabilisation et de son renforcement. On est au cœur du système, tout du moins de sa partie visible. Le reste étant perdu dans le gigantesque océan de l’anonymat des « marchés ».

Qu’avons-nous donc appris de plus ces touts derniers temps aux Etats-Unis ? Que, à propos du PPIP (le plan d’achat public-privé des actions toxiques) et selon Heb Allison, représentant du Trésor : « Je suis confiant dans le très prochain lancement des partenariats ». « Cela ne sera-t-il plus très long » a-t-il ajouté, cherchant à faire patienter sans avoir plus à annoncer, alors que ce programme semble fort compromis. Que les pertes records enregistrées sur les cartes de crédit ont poussé les principales banques et émetteurs à venir financièrement à la rescousse de leurs filiales (leurs « véhicules spéciaux») mises en places afin de transformer en titres les centaines de milliards de dollars de crédit aux consommateurs effectués grâce au crédit revolving qu’elles représentent. Il s’agit de Citigroup, Bank of America, JPMorgan Chase et American Express, qui ont dû faire face à ce nouveau front de la crise financière, le taux de défaut sur les cartes de crédit ayant dépassé les 10%, déséquilibrant dangereusement tout l’édifice, comme il était prévisible et annoncé. Que, d’après le Wall Street Journal, un certain nombre de banques, non précisé, avait suspendu le payement des dividendes dus au Trésor au titre de l’aide publique reçue, ce qui témoigne bien du fait que la situation des banques américaines, hors peloton de tête et pour les raisons déjà évoquées, continue d’être très mauvaise, et que le processus de concentration, par voie de conséquence, est loin d’être terminé.

Mais, c’est sur le terrain de la régulation, comme en Grande-Bretagne, que l’on peut assister à ce qui est le plus significatif pour la suite des événements. L’une des mesures-phare de l’administration Obama, la création d’une agence chargée de la protection des consommateurs, en particulier dans le domaine financier (prêts immobiliers, cartes de crédit, etc.) fait actuellement l’objet d’un tir de barrage de l’American Bankers Association, la plus importante des organisations professionnelles de la profession, en raison du coût de l’organisme, de l’imprécision de sa mission et de son caractère bureaucratique. Toutes cordes sensibles jouées afin de tenter d’émouvoir l’opinion publique ; l’émotion des banques étant, elle, perceptible à l’évocation de la diminution des vente des produits financiers concernés qui pourrait résulter de cette malencontreuse initiative. Cette tentative d’obstruction a valu aux honorables banquiers, pour leur impudence trop marquée, une répartie cinglante de Chris Dodd, président de la commission bancaire du Sénat : « Sur quelle planète vivons-nous ? Les mêmes gens qui sont à l’origine du désordre dans lequel nous sommes, nous expliquent maintenant que les consommateurs n’ont pas besoin d’être protégés ». De fait, rien ne semble pouvoir arrêter les financiers, dont il faut rappeler qu’ils ont obtenu que toute espèce de limitation à leurs rémunérations, un instant envisagée par l’administration Obama, soit abandonnée sans tambours ni trompettes.

Nul ne peut se hasarder, dans ces conditions, à prédire ce qui sortira du Congrès en termes de législation à propos de la régulation financière, pas plus que la calendrier de son adoption finale. Que ce soit à propos du dispositif de surveillance et de contrôle, qui accorde dans l’état actuel des choses un énorme pouvoir à la Fed, suscitant des résistances, ou bien à propos de l’évolution des règles concernant les ratios fonds propres des banques (passant probablement par une révision des accords dits de Bâle II), du marché des produits dérivés ou de l’organisation des hedge funds. Sur toutes ces questions, des études sont en cours, des groupes de travail réfléchissent, aux Etats-Unis et au niveau Européen, mais les uns et les autres n’en sont, pour ce qui est connu de leurs travaux, qu’aux principes généraux. Il faudra un jour harmoniser l’ensemble, mais nous n’en sommes pas là. Ce sont les lobbies qui mènent pour l’instant la danse dans les coulisses et freinent autant qu’ils peuvent, comptant sur leurs deux bases d’appui que sont Wall Street et la City.

A l’appui de ces propos, la conférence du 23 septembre dernier à Berlin à propos des paradis fiscaux a regroupé plus de vingt pays membres de l’OCDE, et elle mériterait que l’on s’y attarde davantage. Mais il peut être retenu qu’il y a été relevé, au fur et à mesure que des conventions bilatérales étaient passées entre États et paradis fiscaux de la liste « grise » de l’OCDE, aussi limitées puissent-elles être considérées, que de nouveaux paradis apparaissaient ici ou là (on parle du Ghana et de l’île d’Anjouan, dans l’archipel, des Comores, ou bien encore des pays d’Europe centrale). Cela montre bien qu’il n’y a pas, en matière financière, de demi-mesures et que, dans ce domaine, il n’y a pas d’autre solution que de prendre le mal à la racine, de contrôler les banques, les grandes entreprises et leurs filiales au départ, car une fois que les capitaux sont sortis, plus aucun contrôle effectif n’est possible. On en est très loin, même si les Allemands manifestent des velléités dans ce domaine, dont on verra le résultat. A titre d’exemple, il a été rendu public par Gerhard Schick, député Vert du Bundestag, que Deutsche Bank, à elle seule, possédait en 2007 environ 500 filiales et succursales dans 27 zones « offshore », dont 151 dans les îles Caïmans (dans les Caraïbes). A titre d’information, l’arrêt des poursuites engagés par le département de la justice américain contre la banque Suisse UBS, dans le cadre des actions entreprises avec succès contre l’évasion fiscale massive et organisée de 52.000 contribuables américains fortunés, est désormais clairement envisagée, selon le New York Times.

L’ONU tient actuellement sa conférence sur la crise économique et financière mondiale, en présence des délégués des 192 pays qui en sont membres, dans un de ces silences que l’on dit assourdissant. Ignorée des chefs d’Etat et même de gouvernement (pour les « grands » pays), elle est le refuge, l’exutoire, des petits pays qui n’y trouvent qu’une tribune, mais à qui on n’accorde même pas de spectateurs. Car les médias n’en rendent pas compte.

http://www.pauljorion.com/blog/?p=3480


BANQUE LLOYDS VIRE 2100 PERSONNES

LES BANQUES SONT A SEC. La Lloyds en remet une couche et vire 2.100 personnes de plus. CA VA TRES MAL DANS LES BANQUES EN CE MOMENT. ELLES VIRENT PARCE QU'ELLES N'ONT PLUS D'ARGENT POUR PAYER LES SALAIRES MALGRE LES MILLIARDS QUI LEUR ONT ETE DONNES. Combien de temps vont-ils tenir en France ?


ATTENTION AUX EMEUTES (AVERTISSEMENT DE DAVID CAMERON)

Les Anglais sont à cran. David Cameron a mis garde Gordon Brown : "Britain faces riots on the streets if Gordon Brown's dishonesty over public spending enables him to win the next election, David Cameron said.", voir le telegraph.


L'ARMEE SUEDOISE VIRE DES SOLDATS ET DES FONCTIONNAIRES COMMUNAUX

"l'armée suédoise vire 500 employés ! Et aujourd'hui ils annoncent 1197 licenciments d'employés communaux. Il n'y a donc pas que les sociétés privées qui soient touchées.". Surréaliste.


LA BCE CONTINUE A PRETER DE L'ARGENT AUX BANQUES EUROPEENNES

La presse anglo-saxonne est sidérée (ici le New York Times ou Marketwatch) par la BCE et la CEE.

Alors que la BCE n'a pas le droit de prêter aux banques, le Financial Times par exemple rapporte que la BCE a prêté 442 milliards d’euros aux banques (soit 1300 euro au nom de chaque Européen) avec un prêt à 1%. Vous vous rendez compte ?

Pourquoi aux banques ? Pourquoi pas directement aux PME ?

Ecoutez la suite: presque 1200 banques ont répondu à l'appel de cet argent gratuit, merci à Trichet et à la CEE !!!

Angela Merkel avait des bonnes raison d'hurler au loup, car cela va très mal se terminer cette affaire. Et ce n'est pas pour autant que les banques vont vous prêter à vous, que nenni, elles vont simplement regarnir leurs coffres de tout ce qu'elles ont perdu dans les subprimes.

SITUATION TOTALEMENT DELIRANTE, DANGEUREUSE ET QUI ACCELERE LA DELIQUESCENCE DU SYSTEME FINANCIER. CE SONT DES MESURES DESESPEREES.

Lisez ce papier du Financial TImes de Ralph Atkins: "However, the full effect of the policy of stimulus by stealth will depend on how private sector banks decide to use the funds".

Sachant qu'elle ne prêteront rien, cette situation me fait penser à un ballon dans lequel on est en train de souffler souffler jusqu'à ce qu'il explose à la figure.

LA BCE EST DANS LA PANIQUE TOTALE POUR PRETER AUTANT D'ARGENT A 1200 BANQUES, ALORS QUE C'EST DE LA PLANCHE A BILLETS PURE ET SIMPLE. AU SECOURS.... (en fait, la BCE fait la même chose que les Américains, mais elle n'ose pas le dire...) Lisez aussi ce papier du Financial Times.


GUERRE ENTRE LA BANQUE D'ANGLETERRE ET LE GOUVERNEMENT

Le gouvernement anglais continue à dépenser alors que les impôts ne rentrent plus et l'écart, ou plutôt le gouffre se creuse.

Cet article du DailyMail devrait informer tout le monde de ce qui se passe AUSSI dans les autres pays européenns, mais où les banquiers centraux n'osent pas s'opposer à leur gouvernement...

Mervyn King, n'hésite pas à parler: selon lui, 1,26 trilliards de livres ont été dépensés pour sauver les banques et la City !!!!

Les écoles maternelles ? euh, non. Les retraités ? non plus. Etc.


LA RUSSIE VA SAUVER SES BANQUES

Le Financial Times nous apprend que la Russie va elle aussi sauver ses banques, gravement touchées par les subprimes et les gens qui ne remboursent plus leurs crédits. Selon le FT, le gouvernement va devenir actionnaire des banques, comme les Américains et les Anglais... Tout va bien, même là-bas ! Détail: seules les 55 plus grandes seront aidées. Les autres, ma foi...


LES CREDITS REVOLVING DANS UNE COCOTTE MINUTE

Selon le Financial Times, les pertes dues aux "crédits révolving" dépassent les 10% de l’encours. Les banques françaises, elles, transforment ces revolvers en prêts à long terme pour sauver ce qui peut être sauvé. Le crédit revolving est l'un des pièges mortels proposés aux clients par les banques. Cette fois, le revolver est sur la tempe des banquiers.


CE N'EST QU'UN AU REVOIR: CORUS VIRE 2000 PERSONNES

Le métallurgiste anglais Corus va se séparer de 2.000 personnes de plus que prévu, signe qu'il n'y a aucune amélioration en vue. Cela fera presque 5000 personnes depuis le début de la crise.



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Le vibromasseur contre l’hystérie

Après la machine à coudre, le ventilateur, la bouilloire et le grille-pain, le 5ème appareil ménager le plus vendu aux Etats-Unis au début du XX e siècle était le vibromasseur. L’historienne américaine Rachel Maines explique que ce n’est pas un hasard…

Pour soigner l’hystérie féminine – et conjointement la neurasthénie - les médecins de la fin du XIXe siècle préconisaient l’orgasme. Mais ces massages particuliers, effectués au début par les praticiens eux-mêmes puis par les infirmières, étaient fort longs. Pour réduire le temps des soins, les médecins s’équipèrent d’instruments vibratoires. Grâce aux héritiers de Charcot, le vibromasseur devint l’appareil ménager le plus vendu aux Etats-Unis au début du XX e siècle après la machine à coudre, le ventilateur, la bouilloire et le grille-pain.

C’est ce que nous raconte l’historienne américaine Rachel Maines dans un livre étonnant paru il y a dix ans chez The Johns Hopkins University Press et aujourd’hui traduit chez Payot [1]avec une préface du docteur Alain Giami, spécialiste de la socio-épidémiologie des comportements sexuels à l’INSERM. Cette chercheuse indépendante affiliée au département des Sciences et Technologie de l’Université Cornell, à Ithaca, dans l’État de New York, nous explique tout sur ces curieux engins qui n’étaient pas conçus à l’origine comme des appareillages érotiques. Rachel Maines a découvert ce sujet lors de sa thèse de doctorat consacré au… tricot et à la broderie. C’est en effet en étudiant les pratiques culturelles attribuées aux femmes qu’elle est tombée sur des magazines féminins du début du XX e siècle avec des publicités qui vantaient les mérites des vibromasseurs.

Ces machines à provoquer des orgasmes physiologiques étaient bien recommandées par les constructeurs. « Le Vibromasseur Américain peut fonctionner indéfiniment et est susceptible d’une diversité et d’une rapidité de mouvements totalement inaccessibles à un être humain (…) Le Vibromasseur Américain se branche sur n’importe quelle prise de courant. Vous le faites fonctionner vous-même dans l’intimité de votre dressing ou de votre boudoir, et il offre à chaque femme la quintessence de la jeunesse éternelle. »

La « vibrothéraphie », supposée également traiter les constipations et l’arthrose, quittait ainsi le cabinet médical pour entrer au domicile des dames, comme une discrète automédication, avec toujours l’idée de combattre l’hystérie.

Pour en arriver là, il aura fallu les leçons du mardi à La Salpêtrière où Charcot montrait au Tout Paris des hystériques comme les rescapés d’un étrange voyage dans les maladies nerveuses et dans ce qu’on n’appelait pas encore l’inconscient. On oublie d’ailleurs que les travaux de Charcot ont permis d’accréditer l’idée d’une hystérie masculine…

Bref, le travail de Rachel Maines [2] est des plus audacieux. Son histoire technologique rejoint l’histoire médicale qui elle-même rejoint l’histoire culturelle et sociale. C’est peut-être le reproche – minime – que l’on pourrait faire à son travail. De ne s’être pas davantage libérée de la technologie, du mode d’emploi et des méthodes thérapeutiques pour s’aventurer un peu plus – elle le fait parfois – dans le social, dans ce que ces pratiques nous disent des sociétés qui les conçoivent. Elle nous explique en revanche fort bien la construction, la domination puis le déclin du modèle androcentrique dans la médecine occidentale.

Derrière cette histoire médicale des vibromasseurs, c’est en fait la vision masculine de la sexualité féminine qui est montrée. Il paraîtrait même que la très sérieuse Food and Drug Administration aux Etats-Unis leur trouverait de nouveau d’incontestables vertus. En tout cas, si l’on s’en tient à cette conception du plaisir, le succès de la vente des sex-toys devrait rassurer les hommes sur la résorption de l’hystérie. Du moins chez les femmes…

http://www.amateur-idees.fr/Le-vibromasseur-contre-l-hysterie.html



USA : pomme de terre résistante aux vers - sans OGM

De petits vers, les nématodes des racines noueuses Columbia (CRN) peuvent ruiner des récoltes entières de pommes de terre. Actuellement, ces ravageurs sont combattus à l'aide de pesticides puisque la pomme de terre ne possède aucune résistance. Afin de développer une pomme de terre résistante, des chercheurs ont croisé - avec succès - des variétés de pommes de terre sauvages avec des espèces conventionnelles, en utilisant les méthodes de culture les plus modernes. Ils ont obtenu une variété qui résiste aux maladies, offre un bon rendement, et est savoureuse - sans génie génétique.


Le génie génétique en agriculture n'améliore pas la productivité

Des chercheurs américains chargés de procéder à l'évaluation de données du Ministère de l'agriculture US ont constaté qu'aucune des variétés de plantes génétiques ne permet d'obtenir une véritable augmentation de la productivité.


ILS DEMOLISSENT LES MAISONS NEUVES ( c'est moins cher )

Les banques américaines ont trouvé la parade: plutôt que de se retrouver avec un parc de maisons saisies, elles ont décidé de les détruire, purement et simplement. Tout est neuf, même l'életro-ménager, pourtant ils ont commencé la politique de déstruction parce que cela coûte trop cher de s'en occuper, de les nettoyer, surveiller, vendre, etc. Lisez ce papier de Credit Write down.


La vague déferlante des faillites en série :

Entreprises, banques, immobilier, états, régions, villes

L'injection massive de capitaux publics dans les banques et les grands groupes automobiles notamment n'a pas réussi à empêcher des banqueroutes retentissantes comme l'illustrent les faillites historiques de General Motors aux Etats-Unis (5 des dix plus grandes faillites de l'histoire des Etats-Unis ont eu lieu au cours des douze derniers mois), d'Arcandor en Allemagne, sans compter les faillites hebdomadaires d'établissements financiers américains. Au-delà de ces évènements à très grande visibilité, on assiste partout à une hausse rapide et continue des faillites d'entreprises et d'établissements financiers de grande, moyenne ou petite taille qui va s'accélérer après l'été 2009, tandis que se prépare aux Etats-Unis, au Royaume-Uni et en Espagne en particulier, une deuxième vague de saisies immobilières et que l'été 2009 va être marqué par le début d'une vague de cessation de paiements d'états, de régions et de villes. Les « jeunes pousses » des médias financiers ne font que cacher les « feuilles mortes » de l'économie réelle.

Pour un grand nombre d'entreprises de grande, moyenne ou petite taille, l'été 2009 est perçu comme l'été de la dernière chance. Soit, comme c'est le cas dans de nombreux pays et régions, elles dépendent du tourisme de manière cruciale et après des mois de « vaches maigres » elles ont un besoin vital de réussir la saison d'été 2009 pour éviter la faillite dès Septembre, soit elles dépendent d'une forte reprise de rentrée, après l'été, pour pouvoir effacer les pertes des 9 derniers mois (depuis l'accélération de la crise au 3° trimestre 2009). Hélas, dans les deux cas, la reprise ne sera pas au rendezvous:

. les touristes, s’ils viennent encore, sont désargentés

. les consommateurs, s'ils ont encore un salaire (et donc un travail), sont trop inquiets pour dépenser.

Au coeur de cette vague déferlante, on trouve en effet la fin du consommateur prodigue occidental, et plus particulièrement américain (qui soit devient chômeur, soit a moins d'heures de travail, soit voit son salaire baisser).

On peut essayer de lui remonter le moral en l'abreuvant de nouvelles positives et en lui cachant les informations inquiétantes. On peut lui promettre des baisses de prix ou essayer de le relancer dans l'endettement sans limite. Rien n'y fait … et surtout rien n'y fera car ce consommateur insouciant et dopé au crédit a tout simplement disparu : il n'a plus d'argent ou bien il est trop inquiet pour faire autre chose que des économies.

Les banques étant elles-mêmes insolvables peuvent bien prétendre le contraire, mais elles sont bien incapables de prêter de l'argent comme par le passé. Donc, les consommateurs désargentés resteront désargentés. Et ceux qui ont la chance de pouvoir se passer des banques sont tellement inquiets sur l'avenir, notamment à cause du risque croissant de chômage qui les menace aussi, qu'ils préfèrent épargner plutôt que consommer (et s'ils consomment, le faire au rabais).

En résumé, anciens chômeurs, nouveaux chômeurs et futurs chômeurs conspirent inconsciemment pour tuer le consommateur qui les a possédés au cours des dernières décennies. Nul doute que cette situation constitue un scénario de film d'horreur économique à l'échelle mondiale. Mais ce n'est pas en cachant cette réalité aux dirigeants d'entreprises, aux salariés et aux actionnaires que dirigeants politiques et experts économiques et financiers assument leurs responsabilités. Combien d'investisseurs, de patrons d'entreprises et de salariés vont se trouver démunis dans quelques mois quand la réalité s'imposera brutalement alors qu'ils avaient anticipé une évolution inverse ?

Et tous les pays dépendant fortement des exportations, Chine en tête malgré sa tentative désespérée de créer d'urgence un « consommateur chinois prodigue », vont connaître la même désillusion : leur client d'hier n'existe plus, le consommateur occidental prodigue est mort. D'ailleurs, derrière les grandes déclarations des dirigeants politiques et financiers, la réalité s'impose déjà comme le montre l'évolution de la consommation électrique chinoise (l'indicateur le plus fiable sur la réalité de la croissance du pays).

Cela est d'autant plus grave que cette vague déferlante de faillites du secteur privé, et son cortège de licenciements massifs qui vont renforcer l'impact de la première vague va renforcer les conséquences de la vague de faillites publiques : états, régions, et villes.

Pour les Etats-Unis et le Royaume-Uni, l'été 2009 va être le moment de la cessation de paiement. Mais du Mexique à la Turquie en passant par les pays d'Asie du Sud-Est et les pays baltes, les candidats à la banqueroute publique sont désormais nombreux. Les formes prises par ces faillites seront différentes mais tourneront toutes autour de trois axes : dévaluations massives (organisées ou imposées), budgets d'austérité (réductions drastiques des salaires des fonctionnaires, des indemnités sociales chômage/retraites/santé, réductions des services publics), importantes hausses d'impôts. Autant de mesures qui dans ces pays tueront tout espoir de reprise économique à moyen terme (2/3 ans), tout en accroissant les risques d'explosion sociopolitique.

Et bien entendu, cela contribuera fortement à la réduction de la demande de biens et services dans le monde, continuant à déprimer les économies des autres pays.

Il n'y a pas que les états qui vont connaître cette situation.

Dans les états fédéraux (ou semi-fédéraux) dont les régions ont d'importants pouvoirs en matière budgétaire et fiscale, on va assister au même processus (sauf la dévaluation). Déjà la Californie, comme une bonne quarantaine des cinquante états américains, est dans une telle situation. La Catalogne, région la plus riche d'Espagne, fait désormais face à une envolée de son déficit qui va imposer des mesures très impopulaires dont elle fait porter la responsabilité à Madrid ; tout comme un nombre croissant d'états et de villes américains accusent Washington d'indifférence devant son refus de les aider. Au-delà des questions économiques, ces situations vont tester durement la solidité des liens de solidarité internes de nombreux pays, prémisses dans certains cas à des processus de dislocation géopolitique.

Licenciements d'employés des collectivités publiques, fermeture de services publics, réduction des contrats pour les entreprises privées, … tout cela va accroître encore plus le nombre de faillites d'entreprises dépendant des marchés publics, et donc le nombre de chômeurs. Ce processus a déjà commencé et l'été 2009 va le voir s'intensifier très fortement avec une accélération en Septembre/Octobre 2009 quand les dernières illusions des dirigeants d'entreprises et des collectivités publiques se seront envolées.

Non seulement cette vague déferlante de faillites va s'imposer comme une priorité des dirigeants politiques d'ici la fin 2009, mais elle entre doublement en conflit direct avec le choix actuel de l'aide publique massive au bénéfice des seuls établissements financiers. En effet, il y a d'abord une compétition pour les fonds publics disponibles (ce qui va aux banques ne va pas aux collectivités, comme l'illustre parfaitement la situation américaine), mais ensuite, il y a un phénomène d'éviction du crédit induit par le super-endettement des états généré par leur aide massive aux banques (les marchés financiers sont déjà et vont être encore plus siphonnés par les besoins d'emprunt des états). Ces derniers, avec toujours les Etats-Unis et le Royaume-Uni au coeur, ont besoin d'emprunter en 2009/2010 beaucoup plus que l'épargne mondiale disponible. Ce qui fait que l'accès aux financements va devenir de plus en plus difficile pour les opérateurs comme pour les entreprises et les collectivités locales (sans même parler des consommateurs).

Et pour finir la série, les faillites bancaires vont revenir sur le devant de la scène aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, en Europe et au Japon d'ici la fin de l'été 2009 car toutes ces faillites d'entreprises, de collectivités publiques et de ménages touchés par le chômage constituent autant d' « actifs toxiques » qui sont actuellement comptabilisés positivement dans le bilan des banques. D'ici un trimestre, ce seront de nouvelles « bombes financières ».

Last but not least, couplée avec la vague de chômage massif, cette déferlante de faillites va considérablement accélérer la montée du protectionnisme dès la fin de l'été 2009, sachant que cette tendance est déjà bien tangible aujourd'hui aux Etats-Unis, en Chine, en Australie, en France, …


MEME LES MEILLEURS EXPEDIENTS ONT UNE FIN

Hier, nous étions environnés des « jeunes pousses » annonciatrices d’une proche relance, sortant du cauchemar et de la panique des mois précédents. La bourse remontait, les banques annonçaient d’importants profits, puis s’engageaient aux Etats-Unis dans le remboursement des aides publiques. Les actifs toxiques étaient partout repoussés sous les tapis, la gigantesque pyramide chancelante des produits financiers « structurés » ignorée, bien que loin d’être totalement démantibulée.

http://www.pauljorion.com/blog/?p=3429


USA : l'équipementier automobile Lear au bord du dépôt de bilan

L'équipementier automobile américain Lear, deuxième fabricant mondial de sièges automobiles, se prépare à déposer son bilan

http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?num=6142a8d5be3ca0f857363f3378ae78bf


EMBALLEMENT CLIMATIQUE

QUAND L’OMC PRETEND RÉGULER LE CLIMAT…

À quelques mois de la conférence sur le changement climatique, qui se tiendra à Copenhague sous l’égide de l’ONU, l’OMC rappelle à la communauté internationale qu’aucun accord ne saurait être conclu qui ne soit compatible avec les règles du libre-échange.

Pour que les choses soient claires, l’OMC prévoit de réunir une conférence ministérielle pendant la semaine précédant la conférence de Copenhague, et elle publie aujourd’hui, en collaboration avec le PNUE (Programme des Nations unies pour l’environnement), un rapport : « Commerce et changement climatique ». Celui-ci envisage une éventuelle « autorisation » pour la mise en place d’une taxe carbone aux frontières des pays qui auraient pris des mesures contraignantes pour la diminution des émissions de gaz à effet de serre et qui pourraient être désavantagés dans la concurrence internationale. Face aux échecs manifestes des politiques radicales de libéralisation des échanges qui ont eu cours depuis trente ans et à leur impact avéré sur l’accélération de la crise climatique, les discours sont brouillés et la fuite en avant dans les mêmes politiques se pare des vertus du changement.

En bonne gardienne de l’ordre, l’OMC réaffirme sa vigilance à l’encontre de tout protectionnisme, et donc à l’encontre de normes et de réglementations qui altéreraient la concurrence internationale : il s’agit bien de promouvoir « l’élimination des obstacles tarifaires et non tarifaires visant les biens et services environnementaux ». Or, en matière environnementale, les normes contraignantes et réglementations strictes, visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre à la source, devraient s’appliquer aux firmes transnationales qui ont fait de l’exploitation des ressources naturelles leur nouvel eldorado et du marché du carbone un nouveau compartiment de la finance mondiale. Au contraire, l’OMC privilégie la mise en place de marchés du carbone pour réguler la crise climatique et fixer un prix du carbone. Les « exceptions » annoncées en matière de taxes aux frontières, présentées comme changements importants, ne sont en fait que des mesures d’accompagnement pour permettre la mise en place de tels marchés, sans nuire à la compétitivité des firmes. Rien de bien nouveau sous le ciel du néolibéralisme, si ce n’est le rappel que les marchés ne sont pas des institutions naturelles !

Le rapport s’échine à montrer que l’objectif de croissance qui nécessite le libre-échange et l’intensification des échanges internationaux ne nuit pas finalement au climat, notamment parce que les transports se réalisent par voie maritime (sic) et à condition de permettre des innovations techniques et des transferts de technologie « propres ». D’où l’utilité réaffirmée du renforcement des droits de propriété intellectuelle sur les nouvelles techniques, qui sera à l’ordre du jour de la prochaine réunion de l’OMC et que dénoncent les pays du Sud, privés d’accès à ces technologies brevetées par les grandes firmes.

Attac-France préconise fermement l’établissement, au niveau international, de taxes globales qui doivent compter parmi les instruments de régulation publique et permettre les transferts de richesse nécessaires au financement de l’adaptation au changement climatique et à la transition vers des économies pauvres en carbone. L’ONU est le cadre d’un nouvel accord international sur le changement climatique, qui doit être conforme à la Déclaration universelle des droits de l’homme, à la Charte des Nations unies et à la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones, et non au dogme libre-échangiste de l’OMC.

Tout se tient donc : au moment où le système se lézarde de tous côtés, les grandes puissances se sont efforcées de museler l’ONU, lors de la dernière conférence de son Assemblée générale, dans sa tentative de proposer une nouvelle régulation mondiale, tandis que l’OMC tente de verrouiller à l’avance les possibilités d’action contre le changement climatique par une nouvelle fuite en avant libérale.

http://www.france.attac.org/spip.php?article10143


ALERTE ROUGE : LA CALIFORNIE VA EMETTRE DES CHEQUES EN BOIS

Et ces chèques ne seront encaissables que quand le bois aura un peu repoussé dans les forêts californiennes.

CE N'EST PAS UNE PLAISANTERIE. Lisez ce papier du Los Angeles Times. Le budget n'a pas été voté, donc Terminator fait comme en temps de guerre, il émet des bons de paiement pour quand la situation ira mieux. L'Amérique est virtuellement en cessation de paiements car la Californie est son Etat le plus connu et observé au monde.


LES MAISONS CLOSES DU NEVADA: -70% !

La dépression touche le sexe, la preuve: selon cet article du Guardian, "les 25 maisons du Nevada généraient 50 millions de dollars", mais avec la crise le "chiffre d'affaires" a baissé de 60, voire 70%. "Quelques unes, très robustes (sous entendu sado-maso, etc.) ont limité leur baisse à 20%". Woaaa: -60%, c'est pire que tout. Et est-ce qu'elles comptent se mettre en... redressement (judiciaire) ??? On licencie ? Par qui commencer ? Celles qui font le moins de CA ? C'est un cercle vicieux tout ça.


LES ETATS AMERICAINS OBLIGES D'EMPRUNTER POUR PAYER LES INDEMNITES CHOMAGE

Autre cercle vicieux, ou infernal: déjà 15 Etats ont épuisé leur budget indemnités et sont obligés d'emprunter pour payer les nouveaux chômeurs. Et selon le papier de Reuters, ce sont 15 autres Etats qui vont emprunter dans les semaines suivantes. A la fin de l'année, tous les Etats our presque devront emprunter pour payer les chômeurs de plus en plus nombreux. C'EST DRAMATIQUE COMME SITUATION. Aujourd'hui, il leur faut payer 9 millions de personnes, et on ne parle pas de ceux qui n'y ont plus droit, et qui sortent des stats !


UN CERTAIN HARRY SCHULTZ

La lettre confidentielle d'un certain Harry Schultz (qui paraît-il avait prédit la crise comme le Leap2020 ) annonce cette fois la fermeture des banques comme l'avait fait Franklin Roosvelt (non ce n'est pas qu'une station de métro) pour sauver les banques americaines.

Le HSL dit qu'il a été conseillé à "certaines ambassades de prendre beaucoup d'argent liquide local. D'autres ambassades ont reçu des sommes en dollars astronomiques".

Selon la HSL repris par Bloomberg, quelque chose va se passer dans les 120 ou 150 jours prochains.


LA CITI BANK AUGMENTE LES SALAIRES DE 50%

Cool. Alors qu'ils sont en faillite, les banquiers de la Citi se sont votés une augmentation des salaires de 50%. Sympa, non ? Voyez ce papier de la Fox




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Videla, un dictateur argentin

Poursuivons notre "belle" série de dictateurs, après Batista, Amin Dada et Mobutu voici Jorge Rafael Videla qui sévit en Argentine entre 1976 et 1981.

L'Amérique latine a longtemps rimé avec dictature militaire et Hergé ne s'y est pas trompé en inventant le célèbre général Alcazar. A priori, notre homme pourrait faire penser à ce personnage de BD mais en beaucoup moins sympathique.

Origines de Videla

Jorge Rafael Videla est né à Mercedes (province de Buenos Aires) en 1925, fils d'un officier, il entre dans une école d'officier et après avoir servi pour le ministère de la défense, il devient général à seulement 46 ans. Puis il est nommé commandant en chef des armées sous le gouvernement d'Isabela Peron (la 3ème épouse de Peron qui est alors placée en résidence surveillée en Patagonie). En mars 1976, il prend le pouvoir et dirige la junte militaire composée de l'amiral Emilio Eduardo Massera et du commandant des forces aériennes, le Brigadier-général Ramón Agosti. L'objectif de ce nouveau régime dictatorial est de lutter contre les menaces communistes et tous les autres mouvements sociaux qui paraissaient inacceptables pour l'oligarchie argentine.

La répression de la junte

Durant les sept années de la junte, une politique de répression implacable s'exerce sur toutes les couches de la population. Des gens disparaissent, subissent des actes de tortures, des familles entières sont exterminées sans aucune réaction de l'Eglise, de la presse ou de la Justice. Cette répression sanglante, Videla en prend une grande part de responsabilité puisqu'il estime utile d'éliminer tous ceux dont "les idées ne correspondent pas aux idéaux occidentaux et chrétiens". Il poursuit néanmoins "l'oeuvre" des régimes précédents très anticommunistes qui menaient ce que certains ont appelé "la guerre sale".

La junte concentre tout particulièrement sa répression sur les personnalités de gauche et surtout les jeunes. Ainsi, le 16 septembre 76, de jeunes lycéens réclamant des réductions du prix des transports scolaires sont éliminés malgré leur jeune âge. Les jeunes enfants ou nouveau-nés des familles éliminés sont confiés à des familles de militaire ou des organismes caritatifs.

Le bilan de cette répression est lourd. Une commission d'enquête en 1983 avait recensé 8 960 disparitions mais ce chiffre est sans aucun doute en dessous de la réalité car à cette date, beaucoup de familles n'avaient pas réclamé encore leurs disparus. L'association des mères de la place de Mai avance un chiffre supérieur à 30 000 disparus.

La politique économique et sociale de la junte

La junte au pouvoir, très anticommuniste défend en matière économique les intérêts des grandes familles. Rapidement, Videla privatise et redistribue un tiers des entreprises d'Etat aux sympathisants du régime. L'économie s'ouvre largement au commerce international. Les EU renforcent alors leur position sur ce marché. Jose Martinez de Hoz, ministre de l'économie met en place une économie ultralibérale. Les prix libérés, les barrières douanières presque supprimées ont ainsi favorisé les spéculateurs et les financiers.

Cette politique produit une forte croissance de l'endettement du pays 8 milliards en 1976 pour 45 milliards en 1983 et une inflation sup à 170 % en 1978.

Quant à la politique sociale, la lutte contre les syndicats de gauche ne laisse que peu de marges aux opposants, les quelques conquêtes sociales concédées sous Peron sont remises en cause très rapidement. Les salaires baissent durant cette période.

La junte et le Mondial

L'organisation du Mondial de football (accordée par la FIFA en 1970, avant le coup d'Etat) est l'occasion de redorer le blason du régime et de faire oublier à la population la répression et la crise économique latente.

Dans les pays occidentaux, on tente d'organiser le boycott de cette compétition (lire l'article de J Blottière sur le sujet) mais les associations ne trouvent pas chez les politiques des relais suffisants. Mis à part, J Cruyff peu de joueurs décideront de boycotter ce mondial.

Après avoir tenté de truquer le tirage au sort, la junte laisse se dérouler le mondial à peu près normalement. L'arbitrage permet à l'équipe d'Argentine d'atteindre la finale et de remporter le trophée si convoité.

Videla après la junte

Videla décide en 1981 de céder la présidence à un autre général, le Gl Viola mais c'est la défaite dans la guerre des Malouines qui précipite la chute de la junte et le retour à la démocratie.

Comment les différents gouvernements démocratiques vont-ils gérer ce lourd héritage ? Raoul Alfonsin est favorable à la mise en place d'une commission d'enquête puis d'un grand procès qui condamne en 1985 Videla et ses sbires à un emprisonnement à perpétuité. L'année suivante, face au mécontentement de l'armée une loi appelée "du point final" impose dans un délai de 60 jours la fin des plaintes des victimes du régime. En 1987, on abandonne toute poursuite de tous les militaires ayant participé de près ou de loin à la junte.

Enfin, en 1990, le nouveau président Carlos Menem gracie le général Videla. La justice n'en a pas complètement fini avec l'ex-dictateur.

En 1998, un juge lance une nouvelle procédure contre Videla pour sa responsabilité dans les appropriations de nouveau-nés. Il est arrêté et placé en résidence surveillée. En 2001, un juge fédéral inculpe également VIdela pour sa participation à l'opération Condor (opération conjointe des dictatures d'Amérique latine et de la CIA visant à assassiner tous les opposants de gauche). L'élection de Nestor Kirchner en 2003 facilite l'annulation des grâces et amnisties qu'avait pu bénéficier le dictateur. En 2008, Videla a dû quitter son appartement luxueux de Buenos Aires dans lequel il était assigné pour être détenu dans une prison militaire au Nord de la capitale. Il attend toujours l'ouverture de ses procès à bientôt 84 ans, le temps presse.

http://histoiregeolyceerombas.over-blog.com/article-31582415.html



Protégez les droits des peuples autochtones - Sauvez l’Amazonie!

Le Pérou est le théâtre de heurts violents entre des groupes autochtones qui cherchent désespérément à protéger l’Amazonie et le gouvernement qui a promulgué des lois qui autorisent une exploitation intensive des mines et du bois et l’agriculture à grande échelle dans la forêt ombrophile.

Si le gouvernement et les industries extractives ont gain de cause, la forêt ombrophile péruvienne et ses habitants subiront d’immenses ravages dont les répercussions seront catastrophiques pour le climat de la planète.

Signez d’urgence la pétition ci-dessous et appuyez la lutte courageuse que livrent des populations autochtones pour protéger l’Amazonie -- Un politicien latino-américain célèbre et respecté la remettra en notre nom au président Alan Garcia.

http://www.avaaz.org/fr/peru_stop_violence/?cl=253330518&v=3474


Retour des « gorilles » au Honduras

Séquestré par l’armée en pleine nuit, puis emmené de force au Costa Rica, le président du Honduras, M. Manuel Zelaya, a été renversé le 28 juin. Ce golpe a eu pour point de départ sa décision d’organiser ce même jour, appuyé par quatre cent mille signatures, une consultation populaire sans caractère contraignant posant la question suivante : « Etes-vous d’accord pour que, lors des élections générales de novembre 2009, soit installée une quatrième urne pour décider de la convocation d’une Assemblée nationale constituante destinée à élaborer une nouvelle Constitution politique ? »

http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2009-07-01-Honduras



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Mettre un terme à la prédation des pays endettés : rapport Fonds Vautours

Précis, documenté et accessible aux non spécialistes, ce document dresse en 32 pages le portrait d'un nouvel animal de la finance mondiale, le « fonds vautour »... spécialisé dans le rachat de créances bradées et les procès pour en exiger le remboursement au prix fort.

Il explique concrètement les plus values colossales engrangées au Congo, en Zambie, au Pérou, en Argentine et au Nicaragua.

Il met le doigt là où ça fait mal : ce sont nos lois et notre justice qui donnent raison aux vautours ; c'est l'argent de nos plans d'allègement de dette qu'ils s'accaparent.

Il propose des solutions concrètes : créer un tribunal international de la dette pour mettre tous les créanciers sur un pied d'égalité ; protéger les dépenses vitales des pays pauvres.

http://www.ccfd.asso.fr/e_upload/pdf/rapport_fonds_vautours-10-juin-2009.pdf



Survie a été sollicité suite au décès d'Omar Bongo à plusieurs reprises par les médias : France 24, France Inter, C'est dans l'air, France Culture, etc.

Voir les vidéos et écouter les extraits sonores :

http://www.dailymotion.com/video/x9m8ud_fabrice-tarrit-sur-france24-pour-la_news?from=rss


Entretien avec Marc Dufumier sur la crise alimentaire à écouter et faire écouter

Aujourd'hui un milliard de personnes dans le monde souffre de malnutrition, dont paradoxe de nos sociétés medernes mondialisées 80% de paysans. AUjourd'hui chaque jour 150 000 personnes meurent de faim.

Un entretien avec Marc Dufumier qui explique simplement les raisons de cette crise alimentaire, le néo-colonialisme en matière agricole, en quoi les OGM et plus généralement l'agriculture industrialisée ne sont pas la solution, la souveraineté alimentaire comme politique à mener, la recherche agro-biologique nécessaire...

Marc Dufumier est professeur, titulaire de la Chaire d'agriculture comparée et de développement agricole à l'école AgroParisTech. Il tient la chaire de René Dumont et est tout comme lui un agronome, professeur et militant écologiste et altermondialiste.

http://www.bastamag.net/spip.php?article603


Célébrer le 30 juin à Goma: un symbole fort

Voici moins d’un an, qui aurait cru que l’indépendance du 30 juin, date mythique s’il en est, serait célébrée à Goma ? A l’époque, le chef rebelle Laurent Nkunda recevait toutes les télévisions du monde et devenait une star médiatique, entrant en concurrence avec les deux chefs d’Etat des pays concern

http://blogs.lesoir.be/colette-braeckman/2009/06/29/celebrer-le-3-juin-a-goma-un-symbole-fort/



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El Moudjahid (Algerie)

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Jeune Afrique

Le jour d'Algerie

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Le Soleil du Senegal

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Asie

 

 



La vague de la crise terminale des Bons du Trésor US, du Dollar et de la Livre, et du retour de l'inflation

Le premier Sommet des BRIC à Ekaterinebourg destiné à savoir quoi faire de ses réserves en Dollars US et en T-Bonds, la baisse des réserves chinoises en Bons du Trésor US, l'appel de l'Organisation de Coopération de Shanghai pour la création d'une nouvelle devise internationale de réserve, l'impuissance de la Fed à empêcher la baisse du prix des Bons du Trésor US et la hausse connexe des taux d'intérêts, les inquiétudes dorénavant systématiques à la veille des ventes de Bons du trésor partout sur la planète (et en particulier pour les pays à risque dont les Etats-Unis et le Royaume-Uni font désormais partie), les variations de plus en plus brutales des cours des devises sur fond de dépréciation régulière du Dollar US, la crainte des Européens d'un euro bondissant à des niveaux incompatibles avec leurs exportations, la crise généralisée au Royaume-Uni touchant la politique, la finance, l'économie, la monnaie,… tous ces éléments sont autant de nuages noirs qui s'accumulent à l'horizon de l'été 2009. Et, ils constituent la troisième vague (la troisième composante des « soeurs » si dangereuses pour les navires) qui va entraîner à la fin de l'été le double phénomène de cessation de paiement des Etats-Unis et de recours au FMI du Royaume-Uni ; et, d'ici la fin de l'année, le début de la phase de dislocation géopolitique mondiale.

En effet, ce premier sommet des BRIC, dont il n'est pas difficile d'imaginer combien il a dû être difficile à organiser, constitue un premier signe de dislocation du système international actuel. Non seulement les Etats-Unis ont dû tout faire pour empêcher sa tenue, mais ils se sont en plus vus refuser la présence en tant qu’observateur, un signe clair que ce qui s'y est dit n'était pas destiné à être diplomatique. Et le sujet central n'était certainement pas un problème militaro-stratégique, mais bien une question monétarofinancière : que faire des centaines de milliards de Dollars US (sous forme de Bons du Trésor notamment) accumulés par ces quatre pays au cours des années récentes ?

Chinois et Russes ont pu déjà constater que leurs Dollars ne sont pas forcément les bienvenus aux Etats-Unis, en Europe ou en Australie s'ils cherchent à investir dans des actifs « stratégiques ». Avec les Brésiliens et les Indiens, ils ont donc multiplié les accords de swaps dans leurs devises (et ce sommet va accroître cette tendance) et ils tentent d'acheter en Dollars tout ce qu'ils peuvent tant que certains pays acceptent de vendre leurs richesses en échange de cette devise. Mais ils savent tous très bien, d'une part, qu’ils ont beaucoup trop de Dollars pour pouvoir les dépenser utilement puisque l'économie américaine se contracte et que la Fed a entrepris de créer des centaines de milliards de nouveaux Dollars; et, d'autre part, que la méfiance s'installe vis-à-vis de cette devise et de ses actifs liés. C'est pour cette raison qu'ils ont décidé de commencer à s'acheter mutuellement des bons du trésor pour sortir de leur dépendance des Bons du Trésor US. Il ne s'agit pas à ce stade de vendre des Bons du Trésor US ; mais c'est un coup direct porté aux ventes futures de T-Bonds.

Ce sommet Ekaterinebourg est probablement le dernier effort avant rupture.

Si les demandes qui en sont issues concernant la réorganisation plus rapide et plus profonde des droits de vote au sein du FMI et des autres grandes organisations internationales ne sont pas acceptées et mises en oeuvre rapidement par les Etats-Unis, les Japonais et les Européens, alors le prochain sommet des BRIC sera un sommet de rupture, mettant en place des stratégies indépendantes, voire contraires à celles du trio USA/Japon/UE.

Avec un volume d'émission de Bons du Trésor US qui est désormais passé à plus de 100 Milliards par mois (contre des pics à seulement 10 milliards par mois auparavant), le rythme de la rupture s'impose naturellement.

C'est à la fin de l'été 2009 que la conjonction des besoins incontrôlés de financements des Etats-Unis et du Royaume-Uni (accrus par ceux des autres pays) et de la méfiance croissante des acheteurs potentiels va atteindre son moment de vérité : le besoin de financements va passer de 1.600 Milliards en 2008 à 2.600 Milliards en 200970. Et ce moment de vérité ne peut prendre qu'une seule forme générale : le refus des acheteurs de continuer à accumuler les Bons du Trésor US et les Gilts britanniques. Et en ce sens, la décision des BRIC de s'acheter leurs bons du trésor mutuels est un premier signe que cette « grève des acheteurs de Bons du Trésor US » en train de s'étoffer.

A partir de là, soit la Fed et la Banque d'Angleterre augmentent considérablement leurs achats des bons émis par leurs propres gouvernements, et les deux monnaies plongent du fait de l'emballement de la planche à Dollars et à Livres, provoquant une hausse très forte de l'Euro, du Yuan, du Real, … et d'un tas d'autres devises. En fait, le Dollar et ses devises affiliées s'effondrent avec la Livre face aux autres monnaies mondiales. La dévaluation à laquelle rêve nombre de dirigeants américains, pour éponger d'un coup de « baguette magique » la dette publique US et relancer les exportations, est ainsi réalisée. Et ils peuvent jouer les victimes des méchants chinois, russes, etc... facilitant au passage l'adoption de mesures protectionnistes pour essayer de relancer l'industrie US et l'emploi américain. Bien entendu, dans ce processus, les Américains verront leur pouvoir d'achat brutalement amputé de 50%, mais il n'est pas certain que grand-monde s'en soucie vraiment à New York et Washington.

Soit Barack Obama, Timothy Geithner et Ben Bernanke doivent annoncer à la télévision que le Dollar US est dévalué de 30 à 50% par rapport aux grandes devises mondiales pour faire face à l'incapacité du gouvernement américain à rembourser les détenteurs de Bons du Trésor (n'oublions pas que les détenteurs de Bons du Trésor US, Chinois en-tête, ont entrepris de vendre leurs bons à moyen et long termes pour les transformer en bons à trois mois). C'est l'option « nouveau Dollar ».

Les BRIC ont des natures et des intérêts très divers. Mais ce qui les rassemble est en revanche très puissant : c'est la volonté d'accroître leur place dans le système de gouvernance mondiale et le sentiment qu'ils n'y parviendront qu'ensemble. Ils ont compris que désormais l'Occident en général, et les Etats-Unis en particulier ont un besoin vital des capitaux qu'ils possèdent pour survivre, une compréhension qui ne peut qu'alimenter une réflexion stratégique où les pertes à court terme sont les gains à moyen terme.

En ce sens, pour l'Union européenne, censée être plus ouverte à un monde en évolution, c'est un échec majeur que de ne pas avoir su intégrer les préoccupations de ces quatre puissances dans sa propre stratégie. Et pour les Etats-Unis, le Royaume-Uni et le Japon, c'est un échec majeur que de ne pas avoir pu empêcher l'émergence de ce pôle géopolitique : nouvel indice de l'affaiblissement rapide de leur influence sur le système mondial.

L'une des conséquences géopolitiques majeures de cette évolution est l'autonomie croissante de certains acteurs régionaux qui vont y trouver une marge de manoeuvre nouvelle qui avait disparu depuis la « Guerre froide ». L'instabilité des régions explosives de la planète va donc croître dans les mois à venir car chaque mois apporte un signe plus clair de l'effacement de la toute-puissance américaine de ces vingt dernières années. Nul doute que cela aura notamment une influence à la hausse sur les prix de l'énergie.

D'ailleurs, sur fond de cessation de paiement US et britannique et de forte baisse du Dollar, il est certain que les prix des matières premières libellés en Dollar US et en Livre sterling vont s'accroître, même si, rapportés aux autres devises, leurs cours peuvent stagner voire baisser du fait de la poursuite de la récession. C'est donc un marché qui va devenir de plus en plus difficiles à anticiper, ce que ne va pas aider les entreprises déjà en plein marasme.

Aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, avec une devise en chute libre et une création monétaire surdimensionnée par rapport à une économie qui se contracte, la situation ne peut que déboucher sur une très forte inflation (voire une hyperinflation momentanée). Heureusement, du fait de la nature peu stratégique de leurs exportations (à la différence de l'énergie ou des matières premières), cette inflation sera peu exportable et largement compensée, pour les autres pays, par l'effet déflationniste des appréciations des autres devises.



En Iran comme au Liban on a assisté à une immixtion occidentale massive »

Georges Corm, ancien ministre libanais, économiste et professeur de sciences politiques à Beyrouth, livre ses réactions face aux événements qui ont suivi les récentes élections libanaises et iraniennes et leur influence sur la région.

http://www.humanite.fr/2009-06-17_Politique_-En-Iran-comme-au-Liban-on-a-assiste-a-une-immixtion


La Chine, les pays d'Asie et d'Amérique latine, les pays d'Asie du Sud-Est, l'Amérique latine, la Russie, les nouveaux états membres de l'UE, la Turquie, le Moyen-Orient, l'Afrique frappés par les conséquences socio-économiques du chômage massif à l'automne 2009

Les dirigeants chinois ont bien conscience de l'impact explosif pour l'ordre social et politique du pays d’un chômage de masse continuant à croître après l'été 2009. C'est d'ailleurs pour cette raison qu'une partie de leur plan de stimulation économique comporte un important volet de développement de la protection sociale, notamment dans les campagnes. Eux aussi se sont mis à voir des « jeunes pousses » partout pour convaincre leurs nouveaux consommateurs de consommer plus et leurs entreprises d'entreprendre plus, mais c'est aussi afin de se convaincre eux-mêmes qu'ils sont en mesure d'éviter la rupture de la « digue socio-politique » érigée dans les années 1980 entre économie de marché et monopole politique du parti communiste chinois. Sous la pression de quelque 50 à 100 millions de chômeurs supplémentaires sans ressources d'ici la fin de l'automne 2009, cette « digue » risque en effet de s'effondrer brutalement. Et de toute manière, c'est le principe même de la dynamisation de la consommation intérieure qui est remis en cause par cette montée irrésistible du chômage : les millions de chômeurs nouveaux s'accumulent chaque mois, le commerce mondial continue sa descente aux enfers, les consommateurs américains, européens et japonais, vrais moteurs de la croissance chinoise depuis vingt ans, sont eux-mêmes en proie au chômage ou à sa crainte. Dès la rentrée, Pékin va devoir en faire sa principale priorité et l'ensemble des autres dossiers (Dollars et Bons du Trésor US, réchauffement climatique, gouvernance mondiale, …) y seront soumis.

L'Asie du Sud-Est, dont les systèmes de protection sociale sont tout aussi embryonnaires, connaîtra un choc identique dès l'automne, sur fond de continuation de la baisse des exportations. L'Amérique latine, qui se sort mieux de cette crise pour l'instant, sera rattrapée à l'automne par la conjoncture mondiale et les fermetures massives d'entreprises exportatrices de matières premières notamment. L'intégration régionale n'est pas encore suffisante pour pallier la demande mondiale et les très faibles systèmes de protection sociale vont contribuer à l'appauvrissement rapide de pans entiers des classes moyennes sudaméricaines, notamment dans les grandes métropoles.


Au Moyen-Orient (et dans le monde arabe en général), la situation du chômage va devenir explosive après l'été 2009.

Même les riches pays du Golfe vont voir les limites de leur 'état providence' sur fond de rêves brisés de développement économique sur-dimensionné ou fondé sur des anticipations d'un monde disparu en 2008 (et dont Dubaï est l'exemple le plus abouti et le plus tragiquement en crise)30. Rien que pour absorber les jeunes arrivant sur le marché du travail, les pays arabes doivent créer 3,9 millions d'emplois chaque année. Or en 2009, des emplois sont détruits en grande quantité, certainement pas créés


Vers l’inéluctable étouffement ?

Après avoir, dans une première partie, expliqué comment un système de corruption croisée entre la France et le Pakistan, au bénéfice chez nous d’Édouard Balladur, avait causé la mort des 14 victimes de l’attentat de Karachi en 2002, puis établi dans une deuxième l’implication au moins probable de Nicolas Sarkozy, voici notre troisième et dernière partie sur ce scandale d’État.

Troisième partie : vers l’inéluctable étouffement ?

Le héros de la conférence de presse de Nicolas Sarkozy, accordée à Bruxelles le 19 juin dernier, se nomme Philippe Alfroy, confrère de l’AFP qui ose la question suivante : "Selon les informations qui ont été rapportées hier à la suite d’une réunion entre les parties civiles dans l’attentat de Karachi et les juges d’instruction, il semblerait que l’origine de l’attentat ne soit pas due à un acte terroriste mais plutôt à des représailles de l’Etat pakistanais après le non versement de commissions. On parle même de rétro-commissions qui auraient pu alimenter la campagne d’Edouard Balladur en 1995. Est-ce que, en tant que ministre du Budget, vous avez été au courant de tels accords ?" Le numéro qu’effectue le chef de l’État pour (ne pas) répondre est hallucinant (verbatim et vidéo sur Le NouvelObs.com) : "Enfin écoutez c’est ridicule.

http://www.plumedepresse.com/spip.php?article1158


La France humiliée par Tsahal

Les soldats israéliens ont agressé plusieurs fois des diplomates français.

Si Nicolas Sarkozy fait beaucoup d’efforts pour se rapprocher de l’Etat hébreu, on ne peut pas dire que la réciproque soit vraie. A preuve la multiplication des «bavures» commises par les forces de sécurité israéliennes à l’encontre de ressortissants français en mission et soigneusement étouffées par le Quai d’Orsay. Lundi, la directrice du centre culturel français de Naplouse (Cisjordanie) a été sortie de son véhicule, jetée à terre et rouée de coups par des militaires israéliens près de Jérusalem. «Je peux te tuer», a lancé en anglais l’un des soldats. Sa voiture portait pourtant des plaques diplomatiques. Depuis, on lui a déconseillé de porter plainte pour ne pas «gêner» la visite de Nétanyahou. Mardi, c’est le directeur du centre culturel de Jérusalem-Ouest, Olivier Debray, qui, à bord d’un véhicule pourvu de plaques consulaires, a été insulté par des policiers.

Miette. D’une façon générale, le corps consulaire français se plaint de la violation régulière par les policiers et les soldats israéliens des usages consulaires. Le 11 juin 2008, Catherine Hyver, consule adjointe à Jérusalem, avait été retenue dix-sept heures sans une goutte d’eau ni une miette de pain par la sécurité israélienne à un point de passage de la bande de Gaza.

Excréments. Mais l’incident le plus choquant est l’occupation du domicile de l’agent consulaire français, Majdi Chakkoura, à Gaza pendant l’attaque israélienne de janvier. En son absence, les soldats israéliens ont complètement ravagé les lieux - pourtant signalés à l’armée israélienne -, volé une grosse somme d’argent, les bijoux de son épouse, son ordinateur et détruit la thèse sur laquelle il travaillait. Et ils ont souillé d’excréments le drapeau français. Le Quai d’Orsay n’a là encore élevé aucune protestation. Une occupation semblable s’est produite au domicile d’une professeure palestinienne du centre culturel français. Avec ce tag écrit en français sur la bibliothèque dévastée : «Sale arabe, ont va revenir te tuer». C’est, dit-on à Gaza, la faute de français - le «t» en trop - qui a choqué l’enseignante.

http://www.liberation.fr/monde/0101576075-la-france-humiliee-par-tsahal


Karachi, les curieux oublis de la justice

Dès le début de l’affaire, les cadres de la DCN (Direction des constructions navales) se montrent convaincus que l’attentat du 8 mai 2002 contre son personnel à Karachi résulte directement de ses engagements contractuels dans ce pays. C’est-à-dire un contrat signé le 21 septembre 1994 pour livrer et fabriquer trois sous-marins au Pakistan. Enjeu : 950 millions de dollars. C’est l’une des nombreuses révélations du dossier d’instruction dont Libération a pu prendre connaissance, et qui éclairent l’hypothèse d’un attentat lié à des différends autour de commissions versées en marge de la vente des sous-marins.

http://www.liberation.fr/societe/0101576062-karachi-les-curieux-oublis-de-la-justice


Iran et burqa

Il fallait oser, et évidemment Christophe Barbier, le directeur de L’Express, celui qui affirmait en janvier dernier qu’à Gaza, l’armée israélienne se battait pour nous (« Une guerre juste, juste une guerre »), a osé. Son dernier éditorial, s’intitule « Iran, burqa : même combat ! » et affirme :

http://blog.mondediplo.net/2009-06-28-Iran-et-burqa


DES MILLIARDAIRES SAOUDIENS SANS PROVISION, LA BNP DANS LE SABLE !

La grande famille saoudienne Ahmad Hamad Algosaibi est dans le caca de chameau: leur banque a fait faillite et doit maintenant 9,2 milliards de dollars à plus de 100 autres banques !!!

C'est à "pisser de rire" cette fois. Et selon Bloomberg, "la nouvelle a pris tout le monde par surprise" !! Ha ha ha.

Principaux créanciers, la BNP, la Citibank, déjà sous réspiration artificielle, la "Abu Dhabi Commercial Bank, la Arab Bank Plc, la Lloyds Bank, la Mashreq Bank, la NBD Bank, la Qatar National Bank et la WestLB"


CHUTE DE LA PRODUCTION AUTO DE 40%

Le Japon a de plus en plus de mal à tenir. La NHK nous apprend que c'est la production automobile qui a fait une chute de 40%, et ce n'est pas en juillet-août que cela va s'améliorer.


LA CHINE VA ACHETER ENCORE PLUS D'OR

La Chine est persuadée que le dollar va "glisser", et pousse en ce moment vers une nouvelle monnaie en même temps qu'elle veut rajouter des lingots d'or à ses réserves.

L'un des patrons du département économique du Parti Communiste chinois, Li Lianzhong, a déclaré (donc c'est un message à tous les vendeurs) que la Chine doit dépenser encore 2.000 milliards en or et en matières premières ! Si vous avez du cuivre par exemple, ils sont aussi preneurs. Ils n'ont que 1054 tonnes d'or, ce qui est une paille par rapport à leurs réserves, explique CNBC. Donc, ils doivent en acheter mais voilà, le cours de l'or semble être bloqué depuis un an.



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Aujourd'hui, la Chine


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Humour

  



La retraite.

De plus en plus de gens entrent dans l'âge de la retraite. Ce n'est pas facile pour tout le monde. Mais voici quelques conseils suite à mon expérience personnelle.

À mesure que votre femme vieillit, soyez plus patient avec elle. Les hommes doivent savoir qu'à mesure que les femmes vieillissent, il devient de plus en plus difficile pour elles de maintenir la même qualité dans les tâches domestiques. Il faut savoir composer avec cette nouvelle situation.

Quand j'ai pris ma retraite, ma femme Évelyne a décroché un emploi à temps plein comme téléphoniste dans un bureau de comptables pour nous aider à arrondir nos fins de mois et payer surtout ses médicaments. Elle en consomme beaucoup.

C'est à ce moment-là que j'ai commencé à réaliser qu'elle tirait de la patte et qu'elle fatiguait vite. Tenez.. Quand je rentre du golf, en fin d'après-midi, à peu près au même moment où Évelyne revient du travail, souvent le repas n'est pas prêt.

Bien entendu, je lui dis de prendre son temps et que je vais en profiter pour faire une sieste. Elle n'aura qu'à me réveiller quand le repas sera sur la table.

Elle avait l'habitude de faire la vaisselle immédiatement après les repas. Maintenant, très souvent, elle néglige de le faire. C'est vraiment désagréable.

Alors, quand on est assis devant la télévision, pendant les commerciaux, je dois la motiver et lui rappeler que la vaisselle ne se lavera pas toute seule.

Maintenant qu'elle vieillit, elle semble se fatiguer beaucoup plus rapidement .

Notre laveuse et sécheuse se trouvent au sous-sol. Parfois, elle me dit qu'elle ne peut plus descendre les marches. ' Ne fais pas un drame avec ça, que je lui dis. Je n'ai pas besoin de chemises avant la semaine prochaine pour le golf et les cartes. Le repassage peut attendre. Je suis vraiment conciliant.

En plus ça lui laisse tout le temps qu'il faut pour les petites besognes telles donner le shampooing au chien, passer l'aspirateur ou faire l'époussetage. J'ai d'ailleurs remarqué qu'il y a de la poussière au dessus du frigo.

Évidemment, comme elle travaille dans un bureau, elle se plaint de manquer de temps, le midi, pour aller payer les factures, faire les petites commissions, etc. Je lui ai dit que c'est l'occasion rêvée pour commencer un régime puisqu'elle est un peu ronde et peut avantageusement sauter le repas du midi. Et puis, au lieu d'aller au commissions. En plus, on sauvera l'argent de l'abonnement au gym. Ça coûte cher ces affaires là.

Même en faisant des petites tâches, elle semble avoir besoin de plus en plus de repos. Par exemple, il lui faut maintenant deux jours pour faire la pelouse, mais je ne dis pas un mot.

Par contre, mon frère et ses enfants sont venus à la maison, la semaine dernière et je n'ai pas apprécié son commentaire sur le gazon qu'il trouvait un peu long. J'en ai parlé à Évelyne. Mais, rassurez- vous, avec délicatesse. Je pense qu'elle a bien compris le message.

Le secret ? Il faut toujours rester calme et très patient. Je l'accompagne dans sa vieillesse. C'est difficile pour le conjoint.

Pour bien des hommes, la tâche serait insurmontable. Souvent, c'est l'enfer. Mais il faut toujours rester calme.

Personne autant que moi ne sait combien les femmes peuvent devenir frustrantes quand elles vieillissent.

Messieurs, faites donc comme moi. Soyez patients. Ne criez pas !

Frank, votre spécialiste sur la retraite.

Notes de l'éditeur :

Les funérailles de Frank eurent lieu samedi 2.

Évelyne fut acquittée lundi 4.




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L'humour de do


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Amour

 

Quand le coeur n'y est pas, les mains ne sont pas habiles




Meetic


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Infos



Le saviez-vous?

- En 2009, il y a 1 milliards d'êtres humains qui souffrent de la faim

- 80% des forêts anciennes ont déjà été rayées de la carte par la main de l'homme

- Un stade de football de forêts tropicales se volatilise chaque seconde sous les dents des tronçonneuses

- Il ne reste actuellement que 250 individus sauvages de l'espèce Gorilla Gorilla Diehli. Nos cousins hominidés

- Une centaine d'espèces de plantes et d'animaux disparaissent chaque jour sur Terre à cause de l'homme

- Un être humain meurt de faim toutes les 4 secondes. 25000 chaque jour!

- 200000 personnes de plus sont à héberger chaque jour

- Les forêts vierges sont remplacées systématiquement par des pâtures à bovins ou des agro carburants transgéniques, qu'on compte substituer petit à petit au pétrole

- Le nombre d'animaux incarcérés leur vie durant et tués chaque année pour la boucherie atteindra 100 milliards en 2020. Soit plus du double que le nombre actuel.

- 20% des humains possèdent 80% des richesses

- La part des énergies renouvelables dans le monde est seulement de 2,5% (hors bois de chauffage)

- Un plein d'agro-carburant pour un 4×4, c'est 250 kg de céréales, soit la ration d'un homme pendant un an!

- Il faut 10 Kgs de protéines végétales pour faire 1 Kilo de protéïnes animales, alors qu'elles apportent pratiquement les mêmes acides aminées

etc...


L’eau du robinet est... sucrée

Les sucres synthétiques ne sont ni assimilés par le corps ni éliminés lors de l’épuration. Ils finissent ainsi dans l’eau potable.

La consommation de produits dits «light» et l’utilisation d’édulcorants synthétiques ont des conséquences inattendues: des traces de ces substances se retrouvent dans les eaux souterraines. Un de ces édulcorants, l’acésulfame, ne se décompose ni dans le corps humain ni, plus tard, dans les stations d’épuration des eaux.

Des scientifiques de la station de recherche Agroscope Changins-Wädenswil (ACW) ont, pour la première fois, réussi à mettre en évidence cet édulcorant dans deux tiers des échantillons d’eaux souterraines analysés dans la région zurichoise. Les résultats de ces recherches ont été publiés dans le magazine spécialisé Environmental Science and Technology.

Les spécialistes d’ACW ont pu déceler des traces d’édulcorants dans deux tiers des échantillons d’eaux souterraines. Les données recueillies montrent que c’est principalement par l’infiltration de l’eau provenant des stations que l’acésulfame se retrouve finalement dans les nappes phréatiques. Ces dernières sont une ressource importante en eau potable dans notre pays.

Comme cette eau ainsi pompée ne subit généralement aucun traitement, les chercheurs ont pu détecter de l’acésulfame dans certains échantillons. Au stade actuel des études, les concentrations mesurées ne présentent aucun danger pour la santé et sont au-dessous de la limite de perception gustative.

http://www.20min.ch/ro/news/suisse/story/28741529



Les extinctions de masse

L'histoire de la Terre nous indique qu'elle fut victime de nombreuses extinctions de masse qui entraînèrent la disparition de la vie animale (terrestre et marine et végétale) plusieurs fois. A chaque renouveau de nouvelles espèces apparurent et c'est ainsi que grâce au hasard, l'homme y est présent.

http://jcboulay.free.fr/astro/sommaire/astronomie/univers/galaxie/etoile/systeme_solaire/terre1/extinction/page_extinction.htm


Calendrier détaillé du Big Bang jusqu'à nous

Les 5 dernières extinctions des espèces

Il faut d'abord constater que prise individuellement, chaque espèce animale ou végétale connaît une durée de vie moyenne de 5 à 6 millions d'années, avant de s'éteindre ou de donner naissance par mutation à de nouvelles espèces. La vie sur Terre étant riche de millions d'espèces différentes, cela revient à dire qu'une à plusieurs espèces disparaissent chaque année. de même, un nombre pratiquement égal de nouvelles espèces surgit régulièrement: bon an, mal an, la biosphère y trouve son équilibre et le nombre d'espèces reste à peu près constant, voire augmente légèrement. Si l'évolution procédait de façon continue et équilibrée, aucune transition remarquable ne devrait apparaître parmi les fossiles: au cours des âges géologiques le renouvellement progressif devrait se traduire par une fréquence stable de disparitions et d'apparitions d'espèces au fil des couches géologiques, un bruit de fond graduel et sans à-coup. Or l'analyse de la succession des fossiles montre qu'au moins 5 grands événements ont eu lieu dans l(histoire de la vie sur Terre, quand le processus s'est emballé au point de renouveler plus de la moitié des espèces de l'époque - c'est-à-dire des millions d'entre elles - en un laps de temps très court, de l'ordre de quelques dizaines de milliers d'années ou même beaucoup moins, à la limite de la résolution temporelle que nous offrent les sédiments.

Voici les 5 plus grandes extinctions que la Terre est subie et leurs causes possibles décrites par Doug Erwin. Mais il y en a eu au total 24, selon le recensement des extinctions marines de John J. Sepkoski de l'université de Chicago, et selon ses dernières estimations, Erwin pense que:

L'événement d' Acraman, il y a 580 millions d'années.

Dans l'édition de mai 2003 du journal de Géologie internationale, les chercheurs avancent qu'il y a 580 millions d'années l'impact d'un astéroïde, connu sous le nom d'événement d'Acraman, a joué un rôle pivot dans le bond de l'évolution. Le trou creusé par cet impact représente 4 fois la taille de Sydney. Voir Précambrien. Les paléontologues ont découvert la première extinction officiellement reconnue à la fin d'une époque appelée Ordovicien, il y a 440 millions d'années, lorsque la vie était encore cantonnée dans les mers: nombre d'espèces de trilobites, planctons et coraux ont périclité en un bref intervalle de temps, probablement moins de 500 000 ans.

L'extinction de l'Ordovicien - Silurien, il y a 439 millions d'années, fut causée par la baisse des océans lors de la formation des glaciers, ensuite par la remontée du niveau des océans lorsque les glaciers fondèrent. Au total 25% des familles marines disparurent ainsi que 60% des espèces marines. N'oublions pas qu'à cette époque la vie n'avait pas encore quitté l'océan. on trouve une anomalie de carbone dans les sédiments des récifs coralliens traduisant un effondrement de la biosphère marine. De plus, une anomalie d'iridium se retrouve en Chine, au Canada et en Ecosse. Par contre on ne retrouve pas les spinelles (oxydes métalliques dont font partie les magnétites, mais le sens strict se sont les oxydes de magnésium et d'aluminium), les quartz choqués et les tectites (roches vitreuses expulsées des cratères d'impact). Mais 2 impacts sur 3 ont lieu en mer et depuis ces périodes, la Terre a été considérablement remaniée. Il reste aussi une interrogation qui est soulevée dans le livre de Ch. Frankel (p123): mort des dinosaures. Que s'est-il passé il y a 1,9 milliards d'années, lors du passage des cellules primitives sans noyau à des cellules avec noyau (eucaryotes)? Il s'avère que 2 impacts datent de cette période: Vredefort en Afrique du Sud (140 km, 1,97 milliards d'années) et Sudbury en Ontario (200 km et 1,85 milliards d'années).

Tout aussi spectaculaire est la grande extinction de la fin du Dévonien, entre 370 et 360 millions d'années, quand les espèces sont à nouveau décimées, apparemment en plusieurs vagues successives. Le plancton et les écosystèmes coralliens sont le plus durement touchés, de même que trilobites, brachiopodes et poissons primitifs.

L'extinction du Dévonien, il y a 365 millions d'années, n'a pas de cause connue. Elle fit disparaître 22% des familles marines et 57% des espèces marines. Il ajoute que nous savons peu de choses sur les organismes terrestres de cette époque. Mais les amphibiens furent concernés. On trouve aussi une anomalie de carbone (baisse de la biomasse, marqueur d'un effondrement général de la productivité des océans). Des pics d'iridium furent aussi découverts.

Suivit une longue période de rétablissement de la biosphère marine et terrestre (diversification des amphibiens et des premiers reptiles), qui ne connut pas de bouleversements majeurs jusqu'au coup d'arrêt d'une nouvelle extinction de masse, il y a 252 millions d'années. Cette grande extinction de la fin du permien vit la disparition de toutes les espèces marines et terrestres, y compris de la grande majorité des amphibiens et des reptiles.

L'extinction PT (Permien-Trias), il y a 252 millions d'années. Les récentes découvertes font penser que le volcanisme de Sibérie en serait la cause avec pour conséquence l'accroissement du méthane dans l'atmosphère. L'extinction PT fut la plus importante que la Terre est connue, tuant 95% de toutes les espèces et 70% des espèces terrestres telles que les plantes, les insectes et les vertébrés. Parmi les reptiles, qui venaient d'apparaître, 89 genres sur 90 disparaissent. On trouve des anomalies de carbone et d'oxygène dans les sédiments marins. Il y a disparition brutale du pollen, remplacé par des champignons qui vivent sur les détritus organiques.

L'extinction de la fin du trias ou grande extinction du Norien, environ entre 199 et 214 millions d'années, a été probablement causée par des éruptions volcaniques créant de gigantesques flots de laves depuis la zone magmatique au centre de l'Atlantique, un événement qui déclencha l'ouverture de l'océan. Le volcanisme peut avoir apporté globalement une chaleur mortelle. Des roches, issues des éruptions, sont retrouvées aujourd'hui à l'Est des USA, à l'Est du Brésil, en Afrique du Nord et en Espagne. La mort frappa 22% des familles marines, 52% des espèces marines. La disparition des vertébrés n'est pas encore éclaircie. Mais, les indices d'impact sont nombreux. L'iridium s'y retrouve en grande quantité et les quartzs choqués sont présents. Il y a plusieurs impacts mais se détache, le cratère de Manicouagan, ci-dessous photographié en 1983 lors du vol STS 9, qui est situé au Québec et qui mesure 180 km de diamètre. C'est le plus vieil impact connu, il est âgé de 210 ± 4 millions d'années. Le bolide tombé serait l'un des morceaux d'un corps dont une partie est tombée en France à Rochechouard. De nos jours c'est devenu un réservoir hydraulique de forme annulaire. Le cratère a été usé par les glaciers et autres processus d'érosion. Le sol rocheux de la région a permis de conserver intact la structure complexe permettant aux scientifiques de mieux comprendre les structures caractéristiques rencontrées sur d'autres corps du Système solaire. En gravissant les strates de sédiments et l'échelle des temps, les paléontologues trouvent une 4e extinction notable, il y a environ 200 millions d'années, marquant la fin du trias: le bouleversement a affecté surtout le milieu marin; sur la terre ferme on compte également de nombreuses victimes chez les reptiles, dinosaures et mammifères.

Mais c'est la 5e extinction qui fit parler le plus. Marquant la fin du crétacé, il y a 65 millions d'années, elle s'est traduite par la disparition brutale de 70 % au moins de toutes les espèces marines et terrestres: le plancton a été anéanti dans de grandes proportions, ainsi que les importants récifs de coraux et de bivalves, les élégantes bélemnites et ammonites, les poissons et les grands lézards marins qu'étaient les mosasaures et, sur la terre ferme, nombre de reptiles et de mammifères, sans compter les dinosaures et les reptiles volants dont aucune espèce ne survécut.

L'extinction KT (crétacé-tertiaire) d'il y a 65 millions d'années a probablement été causée ou aggravée par l'impact d'un astéroïde de quelques km (10 à 20), qui a créé le cratère de Chicxulub enfoui dans la presqu'île du Yucatan au Mexique. D'autres, bien que les indices s'y opposent, pensent à un changement de climat ou à des éruptions volcaniques avec des flots de laves basaltiques comme les trapps de la péninsule du Deccan, en Inde. Ces immenses plateaux montrent des bandes sombres de leurs éruptions répétées. Les laves se sont étendues sur 500 000 km² et sur une épaisseur de 1000 à 2000 m. Cela donne un volume de 1 million de km³. La phase éruptive dura entre 500 000 et 1 million d'années, de 66 à 64 millions d'années. Mais, dans ces laves, le taux d'iridium est très faible et d'autre part, il est impossible que du quartz choqué, retrouvé à Chicxulub, franchisse les 20 000 km qui séparent les 2 lieux. Cette extinction tua 16% des familles marines, 47% des espèces marines et 18% des vertébrés terrestres incluant les dinosaures.

http://terresacree.org/calendrier2.html#Concernant


L'eau en poudre : il suffit de rajouter de l'eau pour obtenir de l'eau.


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Numéroter les maisons pour pouvoir localiser et identifier les personnes

Forme de capture administrative du territoire urbain et de ses populations, le numérotage des maisons s’impose dès le XVIIIe siècle. Aujourd’hui banal, il s’agit pourtant à l’origine d’un instrument du contrôle social.

Objet banalisé par plus de deux siècles de pratiques quotidiennes, la numérotation des maisons apparaît en Europe à partir du siècle des Lumières comme un outil administratif et policier. Imposée aux populations par les pouvoirs publics, elle reconfigure durablement les perceptions de l’espace urbain. Grâce au numéro, la localisation des populations ne repose plus sur l’interconnaissance entre voisins ou sur la connaissance intime du territoire, mais sur des coordonnées numériques qui désignent et assignent une place à chacun dans la ville. Instrument d’identification, le numérotage des maisons devient en même temps, à l’instar du passeport, un support de l’identité administrative des personnes.

Contrôler la mobilité

À partir de 1750, les pouvoirs publics élaborent toute une série de dispositifs propres à instaurer une nouvelle transparence urbaine. L’amélioration des voies de circulation assure la fluidité des échanges économiques et en favorise la dynamique. Parallèlement, les villes deviennent un pôle d’attraction de l’immigration rurale et la mobilité économique se fait plus intense. Gages des nouvelles possibilités de mouvement et de circulation, les dispositifs sécuritaires se développent, principalement autour du contrôle des étrangers. Des formes d’identification des personnes apparaissent et se déploient à large échelle, comme les «identités de papier» (certificats militaires ou professionnels) qui attestent de la probité des personnes.

Les «gens sans aveu», ceux dont aucune attestation ne permet l’identification ou la connaissance, sont traqués et chassés hors des villes comme fauteurs de désordre. Sortir de l’ombre les indésirables que masquent la densité et l’anonymat du tissu urbain, débusquer les individus désaffiliés pour les contrôler, rendre connaissables ceux que la proximité vicinale ne permet plus d’identifier : registres de police, certificats, éclairage public et numérotation des maisons sont quelques-unes des techniques de surveillance en plein essor au XVIIIe siècle. Toutes, de près ou de loin, contribuent à l’étatisation du contrôle social.

Un essor général

Madrid (1750), Vienne (1753), Trieste (1754), Londres (1765), Lille (1765), Munich (1770), Copenhague (1771), Paris (1779, 1790), Genève (1782), Milan (1786), Philadelphie (1790), Naples (1792), New York (1793) : la chronologie et la géographie des premiers numérotages systématiques dépassent le cadre politique de l’absolutisme ou du despotisme éclairé. À partir de 1790, la révolution étend le numérotage à la plupart des villes de France. Les guerres révolutionnaires exportent la technique aux villes d’Allemagne, de Suisse et des Pays-Bas. Dans la plupart des cas, l’origine du numérotage est militaire. L’ordre numérique facilite le logement des troupes de guerre de passage dans une ville, tout en y favorisant l’exercice de la police.

Dans les villes de l’Empire des Habsbourg, le recrutement militaire des conscrits s’appuie sur le recensement des maisons. Outil de dénombrement et d’identification, le numérotage est utilisé depuis le début du siècle pour reconnaître les populations juives de Vienne et de Prague. Dans cette ville, dès 1781, alors que le numérotage (en chiffres arabes) s’applique à tous, les chiffres romains désignent les maisons des juifs.

Le rôle de l’État est primordial, mais le marquage numérique rencontre aussi l’intérêt des éditeurs d’almanachs ou d’annuaires, désireux de proposer des «livres d’adresses». Nouvelles formes de lisibilité sociale, bottins, directories, adressbücher se diffusent un peu partout en Europe. C’est à l’initiative d’un éditeur que le premier numérotage parisien de 1779 est inauguré. De même que les finalités du numérotage sont multiples, les systèmes utilisés varient. Avant le triomphe en Europe, au XIXe siècle, d’une numérotation par rues, avec une suite de nombres pairs d’un côté et impairs de l’autre, le XVIIIe siècle connaît aussi la numérotation par quartiers ou par blocs de maisons.

Les voitures numérotées

Le nombre fascine les Lumières. Langage naturel, il est gage d’une nouvelle rationalité politique et la statistique naissante devient un instrument de gouvernement des populations. Le numérotage des maisons s’inscrit dans un contexte plus large d’identification numérique des choses et des hommes. L’utopie policière de Guillauté, un projet de réforme de la police parisienne remis à Louis XV en 1749, est le marqueur exemplaire d’une volonté inédite d’identification. Dans ce projet, il est question de numéroter l’espace urbain (quartiers, maisons, escaliers, portes, voitures) et d’y inscrire les coordonnées utiles au repérage et au fichage des individus.

Encore tâtonnantes au XVIIIe siècle, les techniques d’identification par le nombre commencent cependant à s’imposer, non seulement pour les maisons, mais aussi pour les voitures. En 1734, une ordonnance royale en France rend obligatoire le numérotage des voitures hippomobiles. Alors que le XVIIIe siècle invente la vitesse, il en découvre les accidents. Le numérotage et l’enregistrement centralisé des carrosses et chevaux attelés commencent à Genève en 1761 à l’initiative des magistrats de police qui souhaitent reconnaître les cochers et réprimer les infractions aux règles de la circulation urbaine.

Au service d’une nouvelle gestion de l’espace urbain, le numérotage des maisons est une technique de reconnaissance du territoire qui est suffisamment labile — et peu coûteuse — pour susciter une large adhésion. La transparence urbaine qu’il promet fédère des attentes aussi variées que celles des militaires, des autorités policières, du fisc, des éditeurs, des citadins. Avec l’ordre numérique, la localisation des amis, connaissances, personnes célèbres, mais aussi délinquants et criminels présumés devient plus aisée, même pour ceux qui ne connaissent pas intimement les entrailles urbaines.

Les attentes ou les nouveaux besoins que comble le numérotage sont très divers, mais c’est précisément la labilité du dispositif qui lui permet d’absorber tous les espoirs et toutes les formes d’investissement. Dépourvu de raffinement technique et mobilisable à moindre coût, il s’insinue parmi les technologies de pouvoir les plus efficaces qu’ait produit le XVIIIe siècle, comme d’autres, anodines, que le monde moderne continue à produire.

Aujourd’hui naturalisée, la numérotation des maisons n’est plus perçue comme un dispositif de contrôle et son archaïsme est évident face au développement des techniques contemporaines de la «surveillance globale». Saurons-nous, en tant que citoyens, domestiquer et désamorcer le potentiel liberticide au cœur des nouveaux instruments de contrôle ?

Quand la ville de Calvin découvre le numérotage

En octobre 1782, alors que des troupes étrangères stationnent à Genève pour restaurer l’oligarchie conservatrice écartée du pouvoir quelques mois plus tôt, le numérotage des maisons est introduit dans la ville de Calvin. La mesure est inédite et l’initiative en revient au général des troupes françaises. Appliqué avec zèle par les autorités genevoises, ce premier numérotage urbain (qui sera en usage jusqu’au milieu du XIXe siècle) suit les prescriptions des ordonnances militaires françaises. Aux yeux des magistrats genevois, la nouvelle signalétique urbaine doit faciliter «l’exercice ordinaire de la police», tout en procurant quelque commodité «aux particuliers». À l’été 1783, le numérotage est étendu aux maisons de la campagne genevoise. Pour être efficace, le numérotage est précédé par l’inscription des noms des rues sur les façades des bâtiments, chose alors inédite à Genève. Peints contre les murs des maisons (chiffre noir dans un carré blanc), les numéros sont inscrits dans l’ordre naturel en suivant les contours des quartiers. Le quartier de la Maison de ville est numéroté de 1 à 277, celui de Saint-Gervais jusqu’à 257, celui de Rive arrive à 188 et le quartier du Bourg-de-Four va de 1 à 295.

En 1782, la résistance au numérotage est immédiate et de grande ampleur. En quelques jours, malgré le renforcement de la traque nocturne contre les saboteurs, plus d’une centaine de numéros sont effacés, principalement dans les rues basses et dans le quartier de Saint-Gervais. Les autorités pensent avoir affaire à une manœuvre concertée, à un complot, mais les enquêtes policières ne permettent d’appréhender que quelques suiveurs. Interrogés par la justice, locataires ou propriétaires des maisons disent avoir agi spontanément, sachant que d’autres numéros avaient été effacés ailleurs en ville. Les gestes des contestataires ne sont pas réductibles à un mobile politique précis. Ils sont le produit d’une crise de l’autorité légitime, le numérotage étant demandé par des militaires étrangers, mais appliqué par des magistrats genevois. L’effacement relève aussi d’une réaction indignée pour ce qui apparaît comme une nouvelle forme de contrôle. Jugée pour avoir effacé un numéro, une femme se plaint avec aplomb du nom de rue qui vient d’être inscrit sur sa maison. Si les autorités y ajoutent un numéro, renchérit-elle, il lui «semblera être dans une inquisition». Le numérotage est aussi mal perçu car il porte atteinte à la dignité des personnes en faisant peser le soupçon policier sur tous.

http://juralibertaire.over-blog.com/article-31837516.html


Faut-il nourrir les pauvres ?

L’obligation alimentaire à l’égard des pauvres est un thème récurrent dans l’histoire de la pensée économique. Cette ardente obligation morale du souverain à l’égard de son peuple, encore fort présente dans la période moderne de notre histoire, tend progressivement à s’émousser au fil du temps. De plus en plus de contreparties, en travail notamment, sont exigées de la part de ceux qui apportent leur secours. La responsabilité du pauvre lui-même à l’égard de sa situation est mise en avant le plus souvent pour restreindre l’aide collective publique. La confiance dans les lois du marché dès le XVIIIe siècle déresponsabilise de plus en plus l’État nourricier. Pourtant cette réponse s’avère dans bien des cas insuffisante. Dès le milieu du XIXe siècle, une évolution idéologique sur la question sociale prépare l’avènement de l’État providence. Mais la critique de son action aujourd’hui renoue avec les vieilles idéologies du « mauvais » pauvre.

http://aof.revues.org/index4283.html


Une démystification en trompe-l’œil : Marianne et l’« insécurité »

Il n’a échappé à personne que la veille de l’échéance des européennes a vu monter d’un cran l’instrumentalisation électoraliste du thème sécuritaire. Et chacun garde en mémoire les effets politiques de la surexploitation médiatique de ce motif au moment de la campagne présidentielle et législative de 2002, effets qui perdurent à des degrés variables jusqu’à aujourd’hui.

En mars dernier, dans un article de Marianne, le journaliste Frédéric Ploquin semblait vouloir nous éclairer sur la question [1]. Mieux, il prétendait faire coup double : dévoiler les mensonges présidentiels et renvoyer les autres médias à leurs responsabilités. Le problème est qu’en fin de compte, sa contre-enquête égare au moins autant qu’elle n’éclaire.

http://www.acrimed.org/article3161.html


Cachez ce commentaire que je ne saurais voir...

En obligeant la modération a priori des commentaires, le gouvernement compromettrait le tout nouveau statut d’éditeur de presse en ligne.

Rue89, Slate, Mediapart et les autres vont-ils être obligés de modérer a priori, c’est-à-dire avant publication, tous les commentaires postés par les lecteurs sur leur site ? La question est actuellement en discussion. Et, derrière, c’est l’avenir du tout nouveau statut d’éditeur de presse en ligne qui est en jeu. « C’est simple, s’il y a obligation de modération a priori, on ne demandera pas le statut », nous indique ainsi Pierre Haski, co-fondateur du site participatif Rue89.

http://www.ecrans.fr/Cachez-moi-ce-commentaire-que-je,7531.html


Tabassés sans raison dans le métro

Un groupe de copains, filles et garçons, ont été agressés dans le métro le soir de la fête de la musique.

Laurent souffre d'une possible fracture du nez et d'un cocard. Photo DDM, Michel Labonne.

Les agressions nocturnes dans les rues de Toulouse se poursuivent et le soir de la Fête de la musique, bien que plus calme cette année, n'a pas dérogé à ce qui est devenu un fléau. Laurent, 22 ans, étudiant, et François-Noé, 21 ans, réceptionniste, étaient avec deux copains et cinq copines. Agressés dans le métro, ils dénoncent une violence gratuite et raciste.

Que s'est-il passé ?

François-Noé : Nous avons pris le métro vers 2 h 30 à Compans. A Jean-Jaurès, une quinzaine de jeunes, de 15 à 19 ans, qui se sont arrêtés à Empalot, est entrée. Ils ont commencé à se bousculer. Deux d'entre eux se sont assis à côté de moi. Ils m'ont donné une claque sur la tête. À la deuxième, je me suis levé. Et là, tous leurs copains sont arrivés. On a commencé à prendre des coups de pied, de poings, des claques. Il y en avait un qui nous tapait avec une béquille. Les filles aussi ont pris. Ils étaient vraiment agressifs, hargneux, déchaînés.

Ensuite ?

Laurent : A la station Empalot, ils ont bloqué les portes du métro. Un a sorti un cran d'arrêt en disant qu'il allait tous nous tuer. Un de ses copains lui a dit de faire attention aux caméras. Un autre a expliqué qu'il passait au tribunal et qu'il ne voulait pas de problème. J'ai reçu alors un grand coup-de-poing dans le nez. Puis ils sont partis.

Comment cela s'est-il fini ?

Laurent : Il y avait une deuxième bande dans le métro, des Blacks qui ont commencé à nous dire que c'était bien fait pour nous. Et c'est reparti. À la fac de pharmacie, ils nous ont courus après. On s'est dit qu'on allait se faire tuer. Ma copine a été poussée par terre. Un Black m'a donné un coup sur la pommette. Ce n'était pas simplement quelques coups, il voulait me démolir.

Et à l'hôpital ?

Laurent : On a appelé la police puis on est allé aux urgences jusqu'à 6 heures du matin. Il y avait cinq autres personnes victimes d'agressions. Le lendemain, au commissariat de L'Ormeau, j'ai croisé un gars qui s'est fait tabasser parce qu'il traversait une rue et qu'un mec le lui avait interdit.

Que ressentez-vous ?

De l'incompréhension. C'était gratuit. Ils cherchaient n'importe quel moyen pour taper et c'est tombé sur nous.

Comment analysez-vous cette violence ?

On nous a traités de sales bourges, de sales blancs. Il y a une haine qui s'installe. Une haine raciale. Il y a un problème avec ces bandes qui se retrouvent pour en découdre. Ce sont des jeunes sans repère. Nous n'avons aucune haine contre eux. Il n'y a pas de racisme de notre part. On peut comprendre leurs problèmes mais ça n'excuse pas.

Quelqu'un vous a-t-il aidé ?

Il y avait des gens dans le métro mais ils n'ont rien fait et, a priori, personne n'a donné l'alerte. C'est ça le plus choquant.

Et les agents du métro ?

Personne n'est intervenu. Nous ne sommes pas pour des mesures de sécurité draconiennes mais certains lieux devraient être sécurisés. Le soir de la Fête de la musique, le métro ouvre jusqu'à 3 heures. C'est bien mais alors qu'on sait que ça craint, il n'y a pas de renforts.

http://www.ladepeche.fr/article/2009/06/26/630179-Tabasses-sans-raison-dans-le-metro.html


Les mauvaises ondes de la radio publique (1)

La nomination par l’Elysée de Jean-Luc Hees à la présidence de Radio France, et l’arrivée de Philippe Val à la tête de France Inter, permettent l’intrusion au cœur même de la radio publique d’un système clanique et partisan qui risque de heurter les convictions d’une très large partie des auditeurs. C’est aussi pour Nicolas Sarkozy une occasion de reprendre astucieusement en mains la radio dont il peut désormais révoquer le patron.

http://blog.mondediplo.net/2009-06-26-Les-mauvaises-ondes-de-la-radio-publique-1


Hadopi II, le retour de la prestidigitation législative

http://dinersroom.eu/2792/hadopi-ii-le-retour-de-la-prestidigitation-legislative/


Emploi des seniors : le patronat demande un report des sanctions

Le patronat souhaite un report des amendes prévues en cas de non-respect des obligations sur l'emploi des seniors à partir de début 2010. Les modalités de contrôle ne sont pas prêtes.

Le compte à rebours est enclenché. Les entreprises ont jusqu'à la fin de l'année pour se mettre en conformité avec les nouvelles dispositions en faveur de l'emploi des seniors. A défaut d'arriver à cette date à un accord avec les partenaires sociaux ou de mettre en place un plan d'action, elles devront acquitter une amende. Les sommes en jeu sont loin d'être négligeables puisque celle-ci représentera 1 % de la masse salariale par mois entiers non couverts. Pour un groupe comme Vinci, à titre d'exemple, la facture pourrait avoisiner les 9 millions d'euros par mois, ou encore 3,5 millions chez Bosch.

http://www.lesechos.fr/info/france/4881204-emploi-des-seniors-le-patronat-demande-un-report-des-sanctions.htm


"On ne se bat bien que pour les causes qu'on modèle soi-même et avec lesquelles on se brûle en s'identifiant."

Si nous sommes sérieux, nous nous renseignerons sur ce qu'ils font, sans prêter grande attention à ce qu'ils disent.

Google



« La politique est l’art d’obtenir de l’argent des riches et des suffrages des pauvres, sous prétexte de les protéger les uns des autres. »

Jules Michelet, historien français (1798 – 1874).



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Marat écrit :

"L'opinion est fondée sur l'ignorance et l'ignorance favorise extrêmement le despotisme."

Informer, rendre transparentes les pratiques des maîtres est la tâche première de l'intellectuel.

Les vampires craignent comme la peste la lumière du jour.


"repousse délicatement ton agresseur et fais de sorte qu'il devienne ton ami intime"

(Coran, sourate 41, verset 34)


"Boire sans soif et faire l'amour en tout temps, Madame, il n'y a que ça qui nous distingue des autres bêtes."

Beaumarchais, le Mariage de Figaro


Il y a plus assourdissant que le bruit des bottes, c’est le silence des pantoufles…
Nous venons d'entrer dans l'ère du Verseau.

- le porteur d'eau -

pour lequel l'homme doit découvrir lui-même la vérité,

et s'exercer à penser librement.


Périclès a dit:

« Nous sommes les seuls à penser qu'un homme ne se mêlant pas de politique mérite de passer, non pour un citoyen paisible mais pour un citoyen inutile »

Si nous réagissons, c'est parce que nous ne voulons pas être des citoyens inutiles !


La vérité est un miroir tombé de la main de Dieu et qui s’est brisé. Chacun en ramasse un fragment et dit que tout la vérité s’y trouve.

poème de Jalâl ud Dîn Rûmi


Un seul sujet de l'histoire : l'homme.

Ceux qui, comme les nouveaux féodaux, les maîtres de l'empire de la honte, leurs généraux, leurs propagandistes et leurs laquais se réclament de la toute puissance du marché, nient les normes civilisatrices nées des lumières.


« Ceux qui ne bougent pas ne sentent pas leurs chaînes. »

Rosa Luxembourg


Trouve Tout


Les Amis du Monde diplomatique


PriceMinister
Une vieille légende hindoue raconte...

...qu'il fut un temps où tous les hommes étaient des Dieux. Hélas, ils abusèrent tellement de leur pouvoir divin que Brahma, le maître des dieux, décida de leur oter leur divinité et de la cacher à un endroit où il leur serait impossible de la retrouver. Le grand problème fut donc de lui trouver une cachette sûre.

Les dieux mineurs, convoqués en conseil pour résoudre ce problème, proposèrent ceci ; «Enterrons la divinité de l'homme dans la terre.» Mais Brahma répondit ; «Non, cela ne suffit pas, car l'homme creusera et la retrouvera.»

Alors les dieux proposèrent ; «Dans ce cas, jetons-la dans le plus profond des océans.» Mais Brahma répondit ; «Non, car tôt ou tard, l'homme explorera les profondeurs de tous les océans et je suis sûr qu'un jour, il la trouvera et la remontera à la surface.»

Alors les dieux mineurs conclurent ; «Nous ne savons pas où la cacher car il ne semble exister sur terre ou dans la mer aucun endroit que l'homme ne puisse atteindre un jour.»

Enfin, Brahma hocha la tête et dit ; «Je sais ce que nous ferons de la divinité de l'homme. Nous la cacherons au plus profond de lui-même, car c'est là le seul endroit où il ne pensera jamais à la chercher.»

Depuis ce temps-là, conclut la légende, l'homme fait le tour de la terre, explore, escalade, plonge et creuse en vain, à la recherche de quelque chose qui se trouve en lui.


PriceMinister


Quand la désobéissance civile s'impose...

" Dans les périodes d'injustice et de domination étrangère, lorsqu'on refuse la liberté économique et politique aux gens, celle-ci peut être reconquise par la désobéissance non violente aux lois et au régime politique injustes. Ce mode d'action est une tradition démocratique en Inde et a été particulièrement illustré par Gandhi [...].

Comme il l'a déclaré dans [son livre] Hind Swaraj : "Aussi longtemps qu'existera la superstition selon laquelle les gens doivent obéir aux lois injustes, l'esclavage existera. Mais une seule personne qui résiste par la non-violence peut abolir cette superstition." "

(p. 185 de Le terrorisme alimentaire par Vandana Shiva - 2001 - Fayard)


Le plan C, le seul qui vaille :

Concevoir nous-mêmes une Constitution d’origine Citoyenne.

Réflexions à propos de la construction européenne et de la démocratie en général :

que sont devenus la séparation des pouvoirs et le contrôle des pouvoirs (recommandés par Montesquieu) ??

Eh bien Montesquieu a oublié de nous dire QUI doit ÉCRIRE la Constitution et surtout qui ne doit PAS l'écrire !

http://etienne.chouard.free.fr/Europe/


Ici, vous trouverez d’abord une synthèse des plus graves reproches essentiellement institutionnels, qu'on peut faire au "TCE", et plus généralement à la construction de l’UE.

Puis, la réflexion s’élargit naturellement sur les institutions françaises de 1958 : quand on l'examine point par point, notre prétendue "démocratie" est une vraie supercherie, qui nous conduit tous (à nouveau !) à la guerre.

http://etienne.chouard.free.fr/Europe/index.htm


Il est question, sur cette page, d'écrire nous-mêmes notre Constitution

http://etienne.chouard.free.fr/wikiconstitution/index.php?title=Accueil


Les grands principes d’une bonne Constitution, qui prouveraient la guérison de notre démocratie

http://etienne.chouard.free.fr/Europe/Bonne_Constitution_Guerison_Democratie


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"oeil pour oeil rend le monde entier aveugle " Gandhiji.
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Trouve Tout


.Si nous sommes sérieux, nous nous renseignerons sur ce qu'ils font, sans prêter grande attention à ce qu'ils disent.
Il y a plus assourdissant que le bruit des bottes,

c’est le silence des pantoufles…


Les Amis du Monde diplomatique

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Un peu d'humour, un peu d'amour et la vie est belle

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